Ce simulateur droit de succession calcule en quelques secondes ce que chaque héritier doit payer, à partir de son lien de parenté avec le défunt et de la part nette qu'il reçoit. Il applique l'abattement légal (100 000 € pour un enfant, 15 932 € pour un frère ou une sœur, 7 967 € pour un neveu ou une nièce, 1 594 € à défaut d'autre abattement), puis le barème 2026 des articles 777 et 779 du Code général des impôts. Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés.
Estimation de vos droits
Comment utiliser le simulateur de droits de succession ?
Le simulateur fonctionne héritier par héritier : vous choisissez votre lien de parenté, saisissez la part nette reçue, et les droits s'affichent avec le détail de chaque tranche. Une famille de trois enfants fait donc trois simulations, une par enfant.
- Sélectionnez le lien de parenté qui vous unit au défunt.
- Indiquez la part nette qui vous revient, après déduction des dettes du défunt.
- Ajoutez, le cas échéant, les donations reçues du défunt depuis moins de 15 ans.
- Indiquez dans combien de mois après le décès la déclaration sera déposée, pour estimer les pénalités de retard.
- Cochez les cases correspondant à une situation particulière (handicap, frère ou sœur remplissant les conditions d'exonération).
Pour comprendre la logique d'ensemble du calcul, consultez notre guide sur le montant des droits de succession en 2026.
Quelles informations renseigner ?
Trois informations suffisent pour une simulation fiable : le lien de parenté, la part nette reçue et les donations antérieures du défunt à votre profit.
- Le lien de parenté détermine à la fois l'abattement et le barème.
- La part nette correspond à votre quote-part de l'actif successoral, c'est-à-dire la valeur des biens au jour du décès diminuée des dettes du défunt. Les frais funéraires sont déductibles dans la limite de 1 500 €. Si la résidence principale du défunt était occupée au décès par son conjoint, son partenaire de PACS ou un enfant mineur ou majeur protégé, sa valeur bénéficie d'un abattement de 20 %, à intégrer avant de saisir votre part.
- Les donations de moins de 15 ans font l'objet d'un rappel fiscal : elles ont déjà consommé tout ou partie de l'abattement et des premières tranches du barème. Le simulateur en tient compte automatiquement.
Comment le simulateur calcule-t-il les droits ?
Le calcul suit trois étapes légales : part nette reçue, moins l'abattement lié au lien de parenté, puis application du barème progressif à la part taxable qui reste. Ces règles sont celles que détaille la fiche officielle d'impots.gouv.fr sur le calcul des droits de succession.
Abattement selon le lien de parenté
L'abattement est une somme déduite de la part de chaque héritier avant tout calcul, fixée par l'article 779 du CGI.
- Conjoint marié ou partenaire de PACS : exonération totale (article 796-0 bis du CGI).
- Enfant, père ou mère : 100 000 €.
- Petit-enfant héritant de son propre chef, par exemple légataire alors que son parent est vivant : 1 594 €, avec le barème en ligne directe.
- Frère ou sœur : 15 932 €, ou exonération totale si le frère ou la sœur est célibataire, veuf, divorcé ou séparé, âgé de plus de 50 ans ou invalide, et a vécu avec le défunt pendant les 5 ans précédant le décès.
- Neveu ou nièce : 7 967 €.
- Autres héritiers et légataires : 1 594 €, à défaut d'autre abattement.
- Héritier handicapé : 159 325 €, cumulable avec l'abattement lié à la parenté.
Deux cas de représentation sortent du champ du simulateur. Les petits-enfants qui viennent à la place d'un parent prédécédé ou renonçant se partagent l'abattement de 100 000 € de ce parent ; les neveux et nièces qui représentent un frère ou une sœur se partagent l'abattement de 15 932 € du représenté. Ces règles figurent dans la doctrine fiscale officielle (BOFiP) sur les abattements.
Barème par tranches
En ligne directe (enfants, parents, petits-enfants), le barème de l'article 777 du CGI s'applique à la part taxable par tranches successives :
- 5 % jusqu'à 8 072 € ;
- 10 % de 8 072 € à 12 109 € ;
- 15 % de 12 109 € à 15 932 € ;
- 20 % de 15 932 € à 552 324 € ;
- 30 % de 552 324 € à 902 838 € ;
- 40 % de 902 838 € à 1 805 677 € ;
- 45 % au-delà de 1 805 677 €.
Entre frères et sœurs, le taux est de 35 % jusqu'à 24 430 €, puis de 45 %. Les neveux, nièces et autres parents jusqu'au 4e degré (oncles, tantes, cousins germains) sont taxés à 55 %. Au-delà du 4e degré et entre personnes sans lien de parenté, concubins compris, le taux est de 60 %. Le détail propre aux familles figure dans notre page sur les droits de succession entre parents et enfants.
Intérêts et majoration de retard
Au-delà du délai légal de dépôt, un intérêt de retard de 0,20 % par mois s'applique aux droits dus ; si la déclaration est déposée après le douzième mois suivant le décès, une majoration de 10 % s'y ajoute. Elle peut atteindre 40 % après une mise en demeure restée sans effet. Le simulateur intègre l'intérêt mensuel et la majoration de 10 % ; il retient un délai de 6 mois, applicable à un décès en France métropolitaine.
Exemples de simulation : enfant, frère ou sœur, neveu
Voici les résultats que donne le simulateur dans des situations courantes, avec le barème en vigueur en 2026 (montants arrondis à l'euro).
- Enfant recevant 300 000 € : après l'abattement de 100 000 €, la part taxable est de 200 000 € et les droits s'élèvent à 38 194 €, soit 12,7 % de la part reçue.
- Enfant recevant 500 000 € : part taxable de 400 000 €, droits de 78 194 €.
- Enfant recevant 300 000 € après une donation de 60 000 € il y a 5 ans : il ne reste que 40 000 € d'abattement, la part taxable passe à 260 000 € et les droits à 50 194 €.
- Petit-enfant légataire de 50 000 €, son parent étant vivant : abattement de 1 594 €, droits de 7 876 € au barème en ligne directe.
- Frère ou sœur recevant 200 000 € : après l'abattement de 15 932 €, la part taxable de 184 068 € supporte 8 551 € de droits sur la première tranche à 35 % et 71 837 € sur le reste à 45 %, soit 80 388 €.
- Neveu ou nièce recevant 100 000 € : 92 033 € taxés à 55 %, soit 50 618 €.
- Concubin légataire de 100 000 € : 98 406 € taxés à 60 %, soit 59 044 €.
- Conjoint ou partenaire de PACS : 0 €, quel que soit le montant reçu.
Le retard coûte vite cher : pour l'enfant qui doit 38 194 €, un dépôt 10 mois après le décès ajoute 306 € d'intérêts (4 mois à 0,20 %), et un dépôt à 14 mois ajoute 611 € d'intérêts et 3 819 € de majoration. Les règles de calendrier sont détaillées dans notre article sur le délai pour payer les droits de succession.
Peut-on faire la simulation sur Excel ?
Oui : en ligne directe, les droits se calculent avec une formule unique par tranche, droits = part taxable × taux de la tranche − somme fixe.
- Jusqu'à 8 072 € : part × 5 %.
- De 8 072 € à 12 109 € : part × 10 % − 403,60 €.
- De 12 109 € à 15 932 € : part × 15 % − 1 009,05 €.
- De 15 932 € à 552 324 € : part × 20 % − 1 805,65 €.
- De 552 324 € à 902 838 € : part × 30 % − 57 038,05 €.
- De 902 838 € à 1 805 677 € : part × 40 % − 147 321,85 €.
- Au-delà de 1 805 677 € : part × 45 % − 237 605,70 €.
Dans un tableur, avec la part taxable en cellule A1, la formule devient : =SI(A1<=8072;A1*0,05;SI(A1<=12109;A1*0,1-403,6;SI(A1<=15932;A1*0,15-1009,05;SI(A1<=552324;A1*0,2-1805,65;SI(A1<=902838;A1*0,3-57038,05;SI(A1<=1805677;A1*0,4-147321,85;A1*0,45-237605,7)))))). Entre frères et sœurs, la formule est part × 35 % jusqu'à 24 430 €, puis part × 45 % − 2 443 €.
Quelles sont les limites de cette simulation ?
Le résultat est une estimation : seul le notaire arrête le montant définitif dans la déclaration de succession. Le simulateur ne traite pas :
- les capitaux d'assurance-vie, soumis à leurs propres abattements ;
- la réduction pour charges de famille accordée à l'héritier qui a au moins trois enfants ;
- les biens démembrés, dont la nue-propriété est évaluée selon l'âge de l'usufruitier (article 669 du CGI) : saisissez dans ce cas la valeur fiscale de la nue-propriété reçue ;
- les régimes d'exonération partielle, comme le pacte Dutreil pour les entreprises familiales ;
Droits de succession à payer : comment les financer ?
Les droits sont payables au dépôt de la déclaration, dans les six mois du décès ; quand la succession est surtout immobilière, l'héritier peut demander un paiement fractionné ou mobiliser la valeur du bien sans le vendre. Le paiement fractionné s'étale sur un an, ou sur trois ans si au moins la moitié de l'actif est composée de biens non liquides, avec des garanties et un intérêt au taux légal. Le paiement différé est réservé à certains cas, notamment lorsque l'héritier reçoit la nue-propriété d'un bien.
PraxiFinance, spécialiste du crédit hypothécaire depuis 1990, étudie trois solutions selon votre situation :
- Le crédit hypothécaire : jusqu'à 70 % de la valeur d'un bien de 300 000 € minimum, pour un besoin à partir de 100 000 €, au taux fixe de 5,75 % en amortissable pour un besoin de trésorerie, sur 25 ans au plus. Pour 100 000 € sur 25 ans, la mensualité est de 629 €, avec des revenus d'au moins trois fois la mensualité. Les frais, d'environ 9,5 % pour 100 000 €, sont financés par le prêt. Accord de principe en une semaine environ, fonds 30 à 45 jours après acceptation.
- Le prêt viager hypothécaire pour payer une succession : dès 60 ans, un capital versé en une fois, sans aucune mensualité, la dette ne pouvant jamais dépasser la valeur du bien.
- La vente à réméré : en cas de fichage FICP ou de surendettement, la vente du bien avec faculté de rachat pendant 5 ans au plus permet de régler les droits puis de racheter le bien. Notre simulateur de vente à réméré estime le montant net perçu.
Pour comparer ces options avec un prêt classique, lisez notre analyse de l'emprunt bancaire pour payer les droits de succession.
À retenir : les droits de succession se calculent par héritier : part nette, moins l'abattement lié au lien de parenté, puis barème. Un enfant ne paie rien jusqu'à 100 000 € reçus ; un frère ou une sœur paie 35 % à 45 %, un neveu 55 %, un tiers 60 %. Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés. Les droits sont dus dans les six mois du décès, sous peine d'intérêts de 0,20 % par mois.
Questions fréquentes
Quel est l'abattement sur les droits de succession pour un enfant en 2026 ?
Chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € sur la part reçue de chacun de ses parents. Il se reconstitue tous les 15 ans : une donation reçue moins de 15 ans avant le décès vient en diminution.
Combien paie un enfant qui hérite de 200 000 € ?
Après l'abattement de 100 000 €, la part taxable est de 100 000 € et les droits s'élèvent à 18 194 €, soit 9,1 % de la part reçue.
Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ?
Non. Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont exonérés de droits de succession, quel que soit le montant reçu. D'autres frais restent dus, comme l'explique notre article sur la succession du conjoint survivant.
Quel est le délai pour payer les droits de succession ?
Six mois à compter du décès lorsqu'il survient en France métropolitaine, douze mois lorsqu'il survient à l'étranger. Les droits sont payés au dépôt de la déclaration.
Comment sont calculées les pénalités de retard ?
Un intérêt de 0,20 % par mois s'applique aux droits dus après le délai légal, et une majoration de 10 % s'ajoute si la déclaration est déposée après le douzième mois suivant le décès.
Le simulateur tient-il compte de l'assurance-vie ?
Non. Les capitaux d'assurance-vie suivent un régime fiscal distinct et ne doivent pas être ajoutés à la part nette saisie dans le simulateur.









