Quand on souscrit un crédit hypothécaire, il existe deux façons de le rembourser, et le vocabulaire fait souvent peur alors que l'idée est simple. En amortissable, vous remboursez un peu chaque mois, comme un crédit classique, et votre dette diminue jusqu'à disparaître. En in fine, vous ne payez que les intérêts pendant toute la durée, et vous remboursez la totalité de la somme empruntée en une seule fois à la fin. Cette page vous explique les deux, sans jargon, pour que vous sachiez laquelle correspond à votre situation.
Si vous êtes propriétaire, le crédit hypothécaire permet d’emprunter jusqu’à 70 % de la valeur de votre bien sans le vendre, à taux fixe et sans assurance emprunteur.
Comment fonctionne le crédit hypothécaire amortissable ?
Avec un crédit hypothécaire amortissable, chaque mensualité comprend une partie du capital emprunté et les intérêts. Votre dette diminue progressivement jusqu’à être entièrement remboursée à la dernière échéance.
Au début du prêt, les intérêts représentent une part plus importante de la mensualité. Puis, à mesure que le capital restant dû diminue, la part consacrée à son remboursement augmente.
Chez PraxiFinance, cette formule est présentée sur des durées de 10 à 25 ans, à partir de 100 000 € empruntés, et peut atteindre jusqu’à 70 % de la valeur du bien, selon le dossier.
Une durée plus longue réduit la mensualité, mais augmente le total des intérêts versés. Le choix doit donc concilier un remboursement supportable et le coût du financement.
L’amortissable convient notamment aux propriétaires qui souhaitent conserver leur bien sur le long terme et rembourser leur dette avec leurs revenus, sans avoir à mobiliser une somme importante à l’échéance.
Pour comprendre le mécanisme général et la garantie immobilière, consultez notre guide du crédit hypothécaire.
Comment fonctionne le crédit hypothécaire in fine ?
Avec un crédit hypothécaire in fine, vous payez les intérêts pendant la durée du financement. Le capital emprunté reste à rembourser intégralement à l’échéance, ou plus tôt si vous soldez le prêt par anticipation.
La mensualité est donc plus faible que celle d’un crédit amortissable de même montant et de même durée, à taux comparable. En revanche, la dette ne diminue pas pendant le prêt.
Chez PraxiFinance, les financements in fine présentés s’étendent sur 5 à 15 ans et s’adressent aux multipropriétaires. Le dossier doit notamment justifier un second bien immobilier d’une valeur supérieure au montant emprunté et préciser comment le capital sera remboursé.
La vente prévue d’un autre bien peut constituer cette source de remboursement. Il faut toutefois vérifier le montant réellement disponible après la vente, les éventuelles dettes à solder et le calendrier envisagé.
L’in fine suppose donc une stratégie de remboursement du capital définie dès la demande. La mensualité plus faible ne suffit pas, à elle seule, à rendre cette formule adaptée.

Quelle différence de mensualité et de coût ?
Prenons un exemple de 100 000 € de capital emprunté sur 15 ans, afin de comparer les deux formules sur une même durée.
En amortissable, au taux débiteur fixe de 5,75 %, la mensualité est d’environ 830 €. Chaque échéance rembourse une partie du capital et les intérêts. À la fin des 15 ans, le capital est entièrement remboursé.
En in fine, au taux débiteur fixe de 6 %, les intérêts représentent 500 € par mois. À la fin des 15 ans, vous devez encore rembourser les 100 000 € de capital.
La différence porte aussi sur le coût : les intérêts représentent environ 49 474 € en amortissable, contre 90 000 € en in fine dans cet exemple.
En amortissable, les intérêts sont calculés sur une dette qui diminue. En in fine, ils sont calculés sur la totalité du capital pendant toute la durée du financement.
Calculs indicatifs aux taux affichés lors de la rédaction, hors frais de mise en place et assurance. Si les frais sont financés en supplément, le montant emprunté et les mensualités augmentent. Le taux, le TAEG et le coût total doivent être précisés dans le chiffrage personnalisé.
Crédit hypothécaire in fine ou amortissable : tableau comparatif
Quelle formule choisir selon votre situation ?
L’amortissable pour rembourser avec vos revenus
Le crédit amortissable convient si vous souhaitez :
- Conserver votre bien sur le long terme.
- Réduire progressivement votre dette.
- Rembourser le financement avec vos revenus réguliers.
- Éviter un remboursement important à l’échéance.
Il peut notamment répondre à un besoin de travaux, de trésorerie familiale ou professionnelle, ou au règlement de droits de succession, sous réserve d’une mensualité adaptée à votre situation.
La durée est choisie en tenant compte de vos revenus, de vos charges et du coût total. Allonger le prêt peut rendre la mensualité plus accessible, mais augmente les intérêts versés.
L’in fine pour attendre une rentrée de fonds identifiée
Le crédit in fine peut être adapté si vous possédez plusieurs biens et que vous avez besoin de liquidités avant une rentrée de fonds identifiée, notamment la vente d’un autre bien immobilier.
Il permet de limiter les sorties mensuelles pendant cette période. En contrepartie, vous devez pouvoir rembourser le capital à l’échéance.
Avant de retenir cette formule, il faut examiner :
- La source de remboursement du capital.
- Le montant net attendu, après les frais et les dettes éventuelles.
- Le délai nécessaire pour obtenir les fonds.
- La possibilité de faire face à un retard ou à un montant inférieur aux prévisions.
Le choix ne repose donc pas uniquement sur la mensualité. Il doit correspondre à votre situation patrimoniale et à votre horizon de remboursement.
Quelles conditions faut-il remplir dans les deux cas ?
La garantie immobilière ne suffit pas à obtenir le financement. La banque examine également les revenus, les charges, le reste à vivre et l’utilisation prévue des fonds.
Pour les financements présentés par PraxiFinance, les principaux critères comprennent notamment :
- Un bien à usage d’habitation situé en France, d’une valeur d’au moins 300 000 €.
- Un financement à partir de 100 000 € empruntés.
- Une domiciliation physique et fiscale en France.
- Des revenus au moins égaux à trois fois la mensualité, avec un reste à vivre suffisant.
- L’absence de fichage au FICP et de procédure de surendettement en cours.
- Un projet expliqué à la banque et documenté selon sa nature.
La détention du bien, en nom propre ou via une SCI à l’IS, doit être vérifiée selon la formule et le montage envisagés. Pour l’in fine, les conditions relatives au patrimoine et au remboursement final s’ajoutent à cette analyse.
Retrouvez le détail dans notre guide des conditions pour obtenir un crédit hypothécaire.
Quels sont les risques à anticiper ?
En amortissable : une mensualité supportable dans la durée
Le remboursement progressif du capital ne dispense pas de vérifier votre budget. La mensualité doit rester compatible avec vos ressources et vos charges pendant toute la durée du prêt.
Une baisse de revenus, un départ à la retraite ou de nouvelles dépenses peuvent modifier cet équilibre. Ces évolutions prévisibles doivent être intégrées à l’étude du financement.
En in fine : un capital disponible à l’échéance
Le capital reste exigible à l’échéance, même si la vente envisagée tarde ou rapporte moins que prévu.
Posséder un second bien ne garantit pas à lui seul que son prix de vente permettra de rembourser le prêt. Il faut tenir compte des dettes qui le grèvent, des frais de cession et de sa facilité à être vendu.
Une prolongation du prêt ou un refinancement ne doit pas être considéré comme acquis.
Dans les deux formules, le bien hypothéqué garantit le remboursement. En cas de défaut persistant, il peut faire l’objet d’une saisie selon les procédures applicables.
Faites comparer les deux formules sur votre dossier
Depuis 1990, PraxiFinance accompagne les propriétaires dans l’étude de leurs besoins de financement hypothécaire.
Le choix entre amortissable et in fine dépend du montant demandé, de vos revenus, des biens détenus et de votre stratégie patrimoniale. Une comparaison personnalisée permet de mesurer la mensualité, le coût total et les modalités de remboursement du capital.
Nos conseillers vous aident à examiner ces éléments avant de présenter le dossier à une banque partenaire. La décision de financement reste soumise à l’acceptation du prêteur.
Questions fréquentes sur le crédit hypothécaire in fine et amortissable
Quelle est la différence entre in fine et amortissable ?
En amortissable, chaque mensualité rembourse une partie du capital et les intérêts. En in fine, vous payez les intérêts pendant le prêt, puis remboursez le capital en une fois à l’échéance.
Que signifie « in fine » ?
L’expression signifie « à la fin ». Elle désigne ici le remboursement du capital à la fin du prêt, tandis que les intérêts sont payés pendant sa durée.
Quelle formule coûte le moins cher ?
À montant, durée et taux identiques, l’amortissable génère moins d’intérêts, car le capital restant dû diminue progressivement. Pour comparer deux offres, il faut également examiner leurs frais, leur TAEG et leur calendrier de remboursement.
Qui peut souscrire un crédit hypothécaire in fine chez PraxiFinance ?
Les offres in fine présentées par PraxiFinance s’adressent aux multipropriétaires. Le dossier doit notamment justifier un second bien d’une valeur supérieure au montant emprunté et une stratégie de remboursement du capital acceptable pour la banque.
Quelles durées sont proposées ?
Les financements présentés s’étendent sur 10 à 25 ans en amortissable et 5 à 15 ans en in fine, selon le dossier et les conditions du prêteur.
Peut-on rembourser le prêt avant son échéance ?
Un remboursement anticipé peut être possible selon le contrat. Il faut vérifier les indemnités éventuelles et les frais liés à la mainlevée de l’hypothèque avant de chiffrer l’opération.
Que se passe-t-il si le bien prévu pour rembourser l’in fine n’est pas vendu à temps ?
Le capital reste dû à l’échéance. Une vente retardée ne prolonge pas automatiquement le prêt. Cette éventualité doit être anticipée dès l’étude du financement.
Faut-il une assurance emprunteur ?
L’assurance emprunteur n’est pas exigée dans les offres présentées sur cette page. L’assurance habitation du bien apporté en garantie reste requise.







