Vente à réméré : définition, fonctionnement, coût et simulation

Par Ella Intini, directrice commerciale associée de PraxiFinance. Relu par Éric Cazaux-Devy, fondateur. Mis à jour le 2 octobre 2026. Source : Code civil, articles 1659 à 1674.
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La vente à réméré, aussi appelée vente avec faculté de rachat, permet à un propriétaire de vendre son bien à un investisseur tout en conservant le droit de le racheter dans un délai maximal de 5 ans. Le vendeur reçoit immédiatement les fonds et reste dans son logement. Chez PraxiFinance, elle concerne les biens d'une valeur d'au moins 300 000 €, sans critère bancaire ni mensualité.

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Encadrée par le Code civil

Une vente signée devant notaire, avec un droit de rachat inscrit dans l'acte et opposable à tous.

Un droit de rachat jusqu'à 5 ans

Vous rachetez votre bien quand vous le souhaitez pendant la durée prévue, au prix fixé dès la signature.

Des fonds versés en 10 à 20 jours à Paris

Sans passer par une banque, et sans quitter votre logement.

La vente à réméré en 30 secondes

  • Définition : la vente à réméré est une vente immobilière assortie d'un droit de rachat au profit du vendeur, prévue aux articles 1659 à 1673 du Code civil.
  • Prix de vente : généralement 50 % à 60 % de la valeur du bien, versés au vendeur à la signature chez le notaire.
  • Durée : fixée librement dans l'acte, dans la limite légale de 5 ans. En pratique, de 6 à 36 mois.
  • Coût : environ 8,5 % du prix de vente à la signature (frais de notaire et honoraires), plus une indemnité d'occupation de 10 à 12 % par an, payée d'avance.
  • Mensualités : aucune. Tous les montants sont connus et réglés dès la signature.
  • Occupation : le vendeur reste dans son logement grâce à une convention d'occupation intégrée à l'acte notarié.
  • Rachat : possible à tout moment pendant la durée prévue. Passé ce délai, l'acquéreur devient propriétaire définitif.
  • Conditions : être propriétaire d'un bien d'au moins 300 000 € situé dans une zone à forte liquidité, avec un plan de sortie réaliste. Aucun critère bancaire.
  • Chez qui : PraxiFinance, spécialiste du financement adossé à l'immobilier depuis 1990, présent à Paris et à Nice, ORIAS n° 13005512, Carte T n° 7501 2020 000 045 497.

Qu'est-ce que la vente à réméré ?

La vente à réméré est une vente immobilière dans laquelle le vendeur se réserve le droit de racheter son bien. L'article 1659 du Code civil la définit comme un pacte par lequel le vendeur se réserve de reprendre la chose vendue, moyennant la restitution du prix et le remboursement des frais prévus par la loi. Ce droit de rachat dure 5 ans au plus (article 1660).

Réméré ou faculté de rachat : un seul mécanisme

Depuis 2009, le Code civil emploie l'expression « faculté de rachat » à la place du mot « réméré », qui reste d'usage courant chez les notaires et les professionnels. Les deux désignent exactement la même opération : la vente avec faculté de rachat.

Une vraie vente, pas un prêt

Contrairement à un crédit, le réméré transfère réellement la propriété du bien à l'investisseur dès la signature. Le vendeur ne s'endette pas : il vend, reçoit un prix et conserve un droit de rachat inscrit dans l'acte, opposable à tous. C'est aussi ce qui le distingue d'une vente classique, dont le transfert de propriété est définitif. Le mécanisme existe depuis le Code civil de 1804.

Qui achète le bien dans une vente à réméré ?

L'acquéreur est un investisseur qui achète sous le régime de marchand de biens. Ce régime lui permet de bénéficier de droits de mutation réduits. Il devient propriétaire dès la signature chez le notaire et s'engage, dans l'acte, à vous restituer le bien si vous exercez votre faculté de rachat dans le délai prévu.

Trois règles fixées par la loi

  • Durée maximale de 5 ans : si l'acte prévoit un délai plus long, il est ramené à 5 ans (article 1660).
  • Délai impératif : le terme fixé est de rigueur et ne peut pas être prolongé par le juge (article 1661).
  • Rachat dans le délai, sinon perte du droit : faute de rachat avant l'échéance, l'acquéreur devient propriétaire irrévocable (article 1662).

Ces règles sont détaillées dans notre guide du délai légal de la faculté de rachat.

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Comment se déroule une vente à réméré : les étapes

Une vente à réméré se déroule en six étapes, de l'étude du dossier au rachat du bien. Le notaire intervient à chaque étape clé.

01

Étude de faisabilité et plan de sortie

PraxiFinance analyse la valeur du bien, les dettes à solder et la faisabilité d'une sortie, par rachat ou par revente à un tiers. Un réméré sans sortie crédible n'est pas mis en place.

02

Vérifications notariales

Le notaire examine l'état hypothécaire, les charges et les procédures en cours, comme une saisie ou un commandement de payer. Il contrôle l'équilibre entre le prix de vente et la valeur du bien.

03

Signature de l'acte authentique

L'acte est signé devant notaire. Le prix de vente, le prix de rachat, la durée et l'indemnité d'occupation y sont fixés définitivement.

04

Versement des fonds et règlement des dettes

Le notaire règle directement les créanciers, puis verse le solde au vendeur. Les procédures en cours peuvent ainsi être arrêtées.

05

Occupation et préparation de la sortie

Le vendeur reste dans son logement. PraxiFinance l'accompagne pour reconstituer un dossier bancaire ou préparer une revente au prix du marché.

06

Rachat ou revente

Le vendeur rachète son bien au prix convenu, ou le revend à un tiers et conserve la différence entre le prix de marché et le prix de rachat.

Le rôle du notaire dans une vente à réméré

Le notaire garantit la validité de l'opération. Il vérifie que la propriété est réellement transférée, que le prix n'est pas disproportionné, que les conditions d'occupation sont équilibrées et que les fonds servent bien à régler les créanciers prévus. Voir comment annuler une vente à réméré.

L'occupation du bien et l'indemnité d'occupation

Le vendeur reste dans les lieux grâce à une convention d'occupation intégrée à l'acte, distincte d'un bail. L'indemnité d'occupation est payée d'avance pour toute la durée. En cas de rachat anticipé, la part non consommée est restituée au prorata. Voir le calcul de l'indemnité d'occupation.

Le rachat du bien : exercer la faculté de rachat

Le rachat peut intervenir à tout moment pendant la durée prévue, sans attendre l'échéance. Il est généralement financé par un prêt bancaire une fois la situation assainie, par un crédit hypothécaire, par un apport ou par la revente du bien. Selon l'article 1673 du Code civil, le vendeur rembourse le prix ainsi que les frais et loyaux coûts de la vente. Voir les conditions pour racheter son bien.

Que se passe-t-il si le bien n'est pas racheté ?

Si le vendeur n'exerce pas son droit de rachat dans le délai, la vente devient définitive et l'investisseur reste propriétaire. C'est pourquoi le plan de sortie doit être établi dès le départ. Voir les conséquences d'une absence de rachat.

Boris Intini, directeur général associé de PraxiFinance :

"Un réméré se prépare par la sortie. Si nous ne voyons pas comment le vendeur pourra racheter son bien ou le revendre dans de bonnes conditions, nous ne mettons pas l'opération en place."

Combien coûte une vente à réméré ?

Une vente à réméré coûte environ 8,5 % du prix de vente à la signature, auxquels s'ajoute une indemnité d'occupation de 10 à 12 % par an. Tous les montants sont fixés dans l'acte et réglés à la signature : aucune mensualité n'est due pendant l'opération.

PosteMontantMoment du paiement
Frais de notaire2 à 3 % du prix de venteÀ la signature
Honoraires d'accompagnementEnviron 6 % du prix de venteÀ la signature
Indemnité d'occupation10 à 12 % du prix de vente par anPayée d'avance à la signature
RachatPrix de vente et frais prévus par l'article 1673Au rachat

Le détail poste par poste figure dans notre guide du coût réel d'une vente à réméré, avec les frais de notaire et la répartition entre vendeur, investisseur et notaire.

Quelle est la fiscalité d'une vente à réméré ?

La vente à réméré suit les règles fiscales d'une vente immobilière, avec des particularités lors du rachat, notamment sur les droits d'enregistrement et la plus-value. Voir notre guide de la fiscalité de la vente à réméré.

Quelles sont les conditions pour faire une vente à réméré ?

Conditions liées au vendeur

Être propriétaire du bien et disposer d'un plan de sortie réaliste, par rachat ou par revente à un tiers. Aucun critère bancaire n'est exigé : ni revenus minimum, ni taux d'endettement, ni absence de fichage. En revanche, une situation d'insolvabilité définitive, sans perspective de sortie, ne permet pas de monter l'opération.

Conditions liées au bien

La valeur du bien doit atteindre au moins 300 000 €. Il doit être situé dans une zone où l'immobilier se revend facilement : grandes agglomérations, villes dynamiques, stations balnéaires ou de ski. Voir le simulateur de vente à réméré et les règles propres aux biens détenus en SCI.

Conditions financières

  • Prix de vente : généralement 50% à 60% de la valeur du bien. Il ne peut pas descendre sous 5/12 de la valeur (41,7 %), seuil en dessous duquel le vendeur peut demander l'annulation de la vente pour lésion (article 1674 du Code civil). Voir la décote dans la vente à réméré.
  • Dettes à solder : elles ne doivent pas dépasser environ 50 % de la valeur du bien.
  • Durée : de 6 à 36 mois en pratique, dans la limite légale de 5 ans. Voir la durée d'une vente à réméré.

Quelles pièces fournir pour une vente à réméré ?

Le dossier est léger : il porte sur le bien et sur votre projet, pas sur vos relevés bancaires. Voici les éléments à réunir pour une première étude.

  • L'état civil complet des vendeurs, pour la comparution à l'acte.
  • Le titre de propriété.
  • Un DPE à jour.
  • Des photos du bien.
  • Une estimation ou un avis de valeur.
  • Le montant de votre besoin.
  • Votre plan de sortie : comment vous comptez racheter ou revendre le bien avant l'échéance. C'est l'élément le plus important du dossier.

Peut-on faire un réméré avec un crédit en cours ?

Oui. Le crédit en cours et l'hypothèque qui le garantit sont soldés par le notaire sur le prix de vente, à la signature. Voir la vente à réméré avec un crédit en cours et la vente d'un bien déjà hypothéqué.

Deux exemples chiffrés de vente à réméré

Chef d'entreprise à Paris : financer un rachat d'entreprise

Un dirigeant doit réunir 350 000 € pour racheter un concurrent, et sa banque refuse dans les délais impartis. Il vend son appartement parisien, estimé à 1 000 000 €, à réméré pour 600 000 €, soit 60 % de sa valeur, sur 3 ans.

MontantValeur
Prix de vente600 000 €
Frais de notaire (2,5 %)15 000 €
Honoraires (6 %)36 000 €
Indemnité d'occupation (3 ans à 10 %)180 000 €
Net perçu à la signature369 000 €
Prix de rachat600 000 € [+ frais de l'article 1673]

Sortie prévue : rachat grâce à un prêt bancaire, une fois l'acquisition intégrée et les comptes consolidés.

Propriétaire à Neuilly : stopper une saisie immobilière

Un propriétaire menacé de vente judiciaire doit 250 000 € à son créancier. Il vend son appartement, estimé à 800 000 €, à réméré pour 480 000 €, soit 60 % de sa valeur, sur 2 ans.

MontantValeur
Prix de vente480 000 €
Frais de notaire (2,5 %)12 000 €
Honoraires (6 %)28 800 €
Indemnité d'occupation (2 ans à 10 %)96 000 €
Remboursement de la dette250 000 €
Net perçu à la signature93 200 €

Sortie prévue : revente du bien à un tiers au prix du marché. En le revendant environ 800 000 €, le propriétaire perçoit la différence avec le prix de rachat, soit environ 320 000 € avant frais de revente.

‍Exemples illustratifs, calculés sur les conditions pratiquées par PraxiFinance.

À quoi sert la vente à réméré ?

La vente à réméré permet d'obtenir rapidement des liquidités importantes lorsque les banques ne peuvent plus financer un propriétaire. Elle sert principalement à :

La vente à réméré selon votre situation

Quels sont les avantages et les risques de la vente à réméré ?

La vente à réméré permet d'obtenir rapidement des liquidités sans banque et sans quitter son logement. En contrepartie, elle a un coût élevé et fait perdre le bien si le rachat n'a pas lieu dans le délai.

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Les avantages

  • Des fonds rapides : versés en 10 à 20 jours à Paris, 30 à 60 jours en province (délai de préemption de la commune), contre 30 à 45 jours pour un crédit hypothécaire.
  • Aucun critère bancaire : ni revenus minimum, ni taux d'endettement, ni assurance emprunteur.
  • Aucune mensualité : tous les coûts sont réglés à la signature.
  • Vous restez chez vous pendant toute l'opération.
  • Les procédures s'arrêtent : saisie, commandement de payer ou poursuites fiscales, dès le règlement des créanciers.
  • Vous gardez la plus-value : en cas de revente à un tiers, la différence entre le prix de marché et le prix de rachat vous revient.
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Les points de vigilance

  • Le risque de perdre le bien : sans rachat ni revente avant l'échéance, la vente devient définitive.
  • Un coût élevé : environ 8,5 % du prix à la signature, plus 10 à 12 % par an d'indemnité d'occupation. Sur 3 ans, l'opération coûte près de 40 % du prix de vente.
  • Le risque de montage disproportionné : un prix trop bas ou une indemnité trop lourde peut rendre la sortie impossible.
  • Le risque de requalification : un montage mal encadré peut être requalifié en prêt déguisé ou en pacte commissoire , avec la nullité de l'acte à la clé.

Pour une analyse complète, consultez nos guides des risques de requalification et des arnaques à éviter.

Ce que dit la loi sur la vente à réméré

La vente à réméré est régie par les articles 1659 à 1673 du Code civil. L'article 1674, relatif à la lésion, s'applique à toute vente immobilière et donc aussi au réméré.

  • Article 1659 : définit la faculté de rachat comme le droit du vendeur de reprendre le bien vendu, en restituant le prix et les frais.
  • Article 1660 : limite la durée à 5 ans. Un délai plus long est ramené à 5 ans.
  • Article 1661 : le délai est de rigueur et ne peut pas être prolongé par le juge.
  • Article 1662 : faute de rachat dans le délai, l'acquéreur devient propriétaire irrévocable.
  • Article 1673 : au rachat, le vendeur rembourse le prix, les frais et loyaux coûts de la vente, les réparations nécessaires et celles qui ont augmenté la valeur du bien.
  • Article 1674 : un vendeur lésé de plus des sept douzièmes du prix peut demander l'annulation de la vente.

Les juges contrôlent aussi la réalité du transfert de propriété et la proportionnalité du montage. Un réméré dont les conditions rendent le rachat illusoire peut être annulé. Voir notre synthèse de la jurisprudence sur la vente à réméré et nos conseils pour sécuriser une vente avec faculté de rachat.

Réméré, crédit hypothécaire, portage ou vente : que choisir ?

Le bon choix dépend de votre capacité de remboursement, de l'urgence et de votre objectif : conserver le bien ou le céder.

CritèreVente à réméréCrédit hypothécairePortage immobilierVente classique
Propriété du bienTransférée, avec droit de rachatConservéeTransférée, avec promesse de revente au vendeurTransférée définitivement
MensualitésAucuneOuiSelon le contratAucune
Critères bancairesAucunRevenus au moins égaux à 3 fois la mensualité, pas de FICPAucunAucun
Délai d'obtention des fonds10 à 20 jours à Paris, 30 à 60 jours en province30 à 45 joursVariablePlusieurs mois
Cadre juridiqueCode civil, articles 1659 à 1673Code de la consommationContrat entre les partiesCode civil

Quand choisir la vente à réméré ?

Lorsque vous ne pouvez pas emprunter (refus bancaire, fichage, revenus insuffisants) et que vous avez besoin de liquidités rapidement, tout en voulant garder la possibilité de récupérer votre bien. Si vous avez la capacité de rembourser un prêt, le crédit hypothécaire coûte moins cher et vous laisse propriétaire. Voir réméré ou prêt hypothécaire et réméré ou portage immobilier.

« Prêt réméré », « crédit réméré », « hypothèque à réméré » : des expressions trompeuses

On lit souvent « prêt réméré » ou « crédit réméré ». Ces termes sont inexacts : le réméré est une vente, pas un emprunt. Aucune banque n'intervient, il n'y a ni taux d'intérêt ni mensualité. Autre formule fréquente : l'« hypothèque à réméré ».

L'expression circule, mais elle mélange deux mécanismes incompatibles. Avec une hypothèque, vous restez propriétaire et vous empruntez en donnant votre bien en garantie. Avec un réméré, vous vendez votre bien et conservez seulement le droit de le racheter. Si vous cherchez à emprunter sur votre bien sans le vendre, c'est un crédit hypothécaire qu'il vous faut.

Comment choisir une société de vente à réméré ?

  • Un statut réglementé : l'intermédiaire doit détenir une carte professionnelle de transaction immobilière (loi Hoguet) et, s'il propose aussi du crédit, une immatriculation ORIAS.
  • Un réseau de notaires expérimentés, capables de refuser un montage disproportionné.
  • Des conditions écrites avant tout engagement : prix de vente, prix de rachat, indemnité, honoraires et durée.
  • Un plan de sortie exigé dès le départ : un opérateur sérieux refuse l'opération si la sortie n'est pas crédible.
  • Une ancienneté vérifiable : PraxiFinance accompagne les propriétaires depuis 1990.

Avis sur la vente à réméré : comment se faire une opinion ?

Les avis sur la vente à réméré sont partagés, et c'est logique : l'opération réussit lorsque le rachat ou la revente a lieu avant l'échéance, elle déçoit lorsque le plan de sortie était fragile. Avant de vous engager, lisez les avis laissés sur l'opérateur, demandez les conditions par écrit et interrogez votre notaire. PraxiFinance est noté 4,5 sur 5 sur Google, sur 27 avis.

Choisir un organisme de vente à réméré : pourquoi PraxiFinance ?

PraxiFinance accompagne depuis 1990 les propriétaires qui doivent mobiliser la valeur de leur bien, depuis ses bureaux de Paris et de Nice. Lorsque le crédit est possible, PraxiFinance étudie d'abord le crédit hypothécaire, moins coûteux. Le réméré n'est proposé que lorsqu'il constitue la meilleure solution, et seulement avec un plan de sortie réaliste. D'autres montages peuvent aussi être étudiés : la vente avec complément de prix ou le prêt viager hypothécaire.

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Parole d’expert :

« Le réméré reste souvent la seule issue pour conserver son bien et retrouver une stabilité financière. »- Ella Intini, Directrice commerciale, PraxiFinance

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Questions fréquentes sur la vente à réméré

La vente à réméré est-elle légale en France ?

Oui. Elle est encadrée par les articles 1659 à 1673 du Code civil depuis 1804 et doit être signée devant notaire.

Quelle est la différence entre réméré et vente avec faculté de rachat ?

Aucune. Ce sont deux noms pour le même mécanisme. Le Code civil emploie « faculté de rachat » depuis 2009, mais le terme « réméré » reste courant.

Quelle est la durée d'une vente à réméré ?

Elle est fixée dans l'acte, dans la limite légale de 5 ans. La loi ne prévoit pas de durée minimale. En pratique, les opérations durent de 6 à 36 mois selon le plan de sortie.

Combien coûte une vente à réméré ?

Environ 8,5 % du prix de vente à la signature, pour les frais de notaire et les honoraires, plus une indemnité d'occupation de 10 à 12 % par an, payée d'avance. Aucune mensualité n'est due pendant l'opération.

Quel pourcentage de la valeur du bien peut-on obtenir ?

Le prix de vente représente généralement 50 % à 60% de la valeur du bien. Il ne peut pas être inférieur à 5/12 de la valeur, sous peine d'annulation pour lésion.

Peut-on faire un réméré en étant fiché au FICP ?

Oui. Le réméré n'est pas un crédit et n'exige aucune vérification bancaire. Seules comptent la valeur du bien et l'existence d'un plan de sortie.

Peut-on rester dans son logement pendant le réméré ?

Oui, grâce à une convention d'occupation intégrée à l'acte notarié. L'indemnité d'occupation est payée d'avance pour toute la durée.

Vais-je perdre définitivement mon bien ?

Non, si vous le rachetez ou le revendez avant l'échéance. Si le droit de rachat n'est pas exercé dans le délai, la vente devient définitive.

Peut-on faire un réméré en SCI ?

Oui, si les statuts l'autorisent et si les associés donnent leur accord. L'acte est signé au nom de la société.

Peut-on faire une vente à réméré sur sa résidence principale ?

Oui. Le vendeur continue de l'occuper pendant toute l'opération. Chez PraxiFinance, le bien doit valoir au moins 300 000 €.

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