Ouvrir ou reprendre une franchise suppose presque toujours deux conditions : réunir un apport personnel de 25 à 30 % du montant total, et convaincre une banque de vous suivre. Or une banque n'évalue pas seulement votre profil : elle juge la solidité du réseau, la pertinence de votre business plan et votre aptitude présumée à développer le point de vente. De nombreux candidats sérieux, avec un projet pourtant viable, se heurtent à un refus. Il existe pourtant une autre voie, encore méconnue et réservée aux propriétaires : le crédit hypothécaire. Son principe est radicalement différent, puisqu'il ne juge pas votre projet mais votre capacité, en tant que propriétaire, à mobiliser la valeur de votre bien. C'est cette solution que PraxiFinance met en œuvre chaque année pour de nombreux franchisés.
Comment finance-t-on une franchise aujourd'hui ?
Avant d'entrer dans le détail du crédit hypothécaire, rappelons les solutions classiques et leurs limites pour financer un projet entrepreneurial. L'apport personnel vient en premier : les franchiseurs et les banques attendent en général de 20 à 40 % du coût total en fonds propres, et c'est souvent le premier point de blocage. Le prêt bancaire professionnel prend le relais, incontournable mais conditionné à cet apport et à l'accord de la banque sur votre projet. S'y ajoutent le prêt d'honneur (Initiative France, Réseau Entreprendre) et les aides Bpifrance, qui complètent l'apport sans jamais le remplacer, ainsi que le love money et le financement participatif, utiles mais rarement suffisants pour une opération d'ampleur. Le dénominateur commun de toutes ces solutions est le même : elles reposent sur le jugement d'un tiers quant à la viabilité de votre projet. Pour une reprise de franchise, où les montants sont plus élevés et l'activité existante examinée de près, l'obstacle est encore plus fréquent.
Création ou reprise de franchise : quel financement ?
Financer la création d'un point de vente et financer la reprise d'une franchise existante ne posent pas les mêmes questions. À la création, l'essentiel du besoin porte sur le droit d'entrée, l'aménagement, le stock initial et la trésorerie de démarrage ; la banque raisonne alors sur un prévisionnel, donc sur une promesse. À la reprise, vous rachetez un fonds déjà en activité, avec un chiffre d'affaires et une clientèle, mais les montants sont plus élevés et l'établissement prêteur se montre souvent prudent sur la valorisation du fonds et sur le secteur. Dans les deux cas, le crédit hypothécaire change la donne parce qu'il ne s'appuie ni sur le prévisionnel ni sur la valorisation du fonds, mais sur un actif tangible que vous détenez déjà : votre bien immobilier. Il peut ainsi financer une création lorsque l'apport fait défaut, comme une reprise de franchise que la banque refuse de suivre.
Combien coûte l'ouverture d'une franchise ?
Le budget varie fortement selon l'enseigne et le secteur. Pour une micro franchise à domicile ou une activité de services, l'investissement global peut démarrer autour de 45 000 à 90 000 €. Pour un commerce avec local, un restaurant ou une salle de sport, il grimpe fréquemment de 150 000 à plus de 350 000 €. À l'intérieur de cette enveloppe, le droit d'entrée réclamé par le franchiseur se situe le plus souvent entre 5 000 et 50 000 €, et l'apport personnel attendu représente en moyenne 25 à 30 % du total. C'est précisément là que beaucoup de projets calent : le candidat a le profil, l'expérience et la motivation, mais pas les liquidités immédiates pour couvrir l'apport. Si vous êtes propriétaire d'un bien, le crédit hypothécaire permet de reconstituer cet apport sans toucher à votre épargne, en mobilisant une partie de la valeur de votre patrimoine.
Le crédit hypothécaire : financer votre franchise sur la valeur de votre bien
Le crédit hypothécaire est un prêt garanti par une hypothèque prise sur un bien immobilier que vous détenez. La différence est fondamentale : l'organisme prêteur s'appuie sur la valeur de votre patrimoine, et non sur la rentabilité prévisionnelle de votre franchise. C'est l'idée nouvelle, et c'est ce qui rassure la plupart des candidats : on ne juge pas votre projet ni votre capacité à le développer, on évalue la capacité d'un propriétaire à disposer de son bien et à emprunter jusqu'à 70 % de sa valeur. Votre business plan n'est pas passé au crible, votre garantie, c'est la pierre que vous possédez déjà. Concrètement, vous conservez la pleine propriété et l'usage de votre bien, que vous continuez à habiter ou à louer, puisqu'il sert uniquement de garantie. Le montant mobilisable va de 100 000 € jusqu'à 70 % de la valeur du bien, et il peut financer aussi bien la création, la reprise, l'apport que le droit d'entrée exigé par le réseau. C'est une solution particulièrement adaptée aux dirigeants de TPE et PME propriétaires.
Suis-je éligible ? Conditions & avantages
Conditions d'éligibilité
- Détenir un bien immobilier en nom propre
- D'une valeur minimale de 300 000 €
- Un besoin de financement de 100 000 € à 70 % de la valeur du bien
- Des revenus stables et récurrents supérieurs à 4 000 €/mois (emprunteur ou foyer)
Vos avantages
- Aucun jugement sur votre projet ou votre business plan
- Jusqu'à 70 % de la valeur de votre bien débloqués
- Vous conservez la propriété et l'usage de votre bien
- Finance la création, la reprise, l'apport ou le droit d'entrée
- Étude confidentielle et réponse rapide
Crédit hypothécaire ou prêt professionnel : quelles différences ?
Le prêt professionnel classique finance votre franchise sur la base de votre projet : la banque analyse le prévisionnel, exige un apport, prend souvent une caution personnelle et peut refuser si le secteur l'inquiète. Le crédit hypothécaire, lui, finance sur la base de votre patrimoine : la garantie est le bien, l'apport n'est pas exigé de la même manière, et le projet n'est pas jugé. Là où le prêt professionnel s'appuie sur une promesse de rentabilité, le crédit hypothécaire s'appuie sur une valeur déjà constituée. Les deux ne s'opposent d'ailleurs pas toujours : le crédit hypothécaire sert fréquemment à constituer l'apport qui débloquera, ensuite, un prêt bancaire. Pour un dirigeant déjà en activité, il permet aussi d'injecter de la trésorerie dans son entreprise sans attendre l'accord d'un comité de crédit sur un business plan.
Les étapes de votre financement
La démarche est plus simple qu'un dossier bancaire classique. Tout commence par une étude de votre situation : la valeur estimée de votre bien, le fait qu'il soit détenu en nom propre, l'état de vos crédits en cours et le niveau de vos revenus. Vient ensuite l'estimation du bien et la définition du montant mobilisable, dans la limite de 70 % de sa valeur. Une fois le montage validé, l'offre est établie, puis l'acte est signé chez le notaire qui inscrit l'hypothèque, et les fonds sont débloqués pour financer votre franchise. Chez PraxiFinance, un interlocuteur unique vous accompagne à chaque étape, du premier échange jusqu'au déblocage, avec la même rigueur qu'un établissement financier.
Un exemple concret : financer la reprise d'une salle de sport
Thomas dirige déjà une salle de sport en franchise. Une seconde se libère dans sa région et il souhaite la reprendre pour 250 000 € afin de développer son activité. Son dossier est solide, mais sa banque, prudente sur le secteur, refuse de le suivre. Thomas possède par ailleurs une maison estimée à 600 000 €, détenue en nom propre et libre de tout crédit. Plutôt que d'abandonner son projet, il opte pour un crédit hypothécaire : il emprunte 250 000 € sur 25 ans, au taux de 5,7 %, soit une mensualité de 1 565 €/mois. Il est éligible car son bien vaut plus de 300 000 €, il le détient en nom propre, son besoin de 250 000 € reste sous le plafond de 70 % (soit 420 000 €), et ses revenus de 4 500 €/mois dépassent le seuil requis. Résultat : il finance sa reprise sans que son projet soit remis en cause et développe son réseau, là où sa banque l'avait arrêté. Cet exemple est illustratif : le taux, la durée et la mensualité dépendent de votre profil et des conditions du marché au moment de l'étude.
PraxiFinance, votre partenaire pour financer votre franchise
Courtier spécialisé en crédit hypothécaire depuis 1990, PraxiFinance accompagne chaque année de nombreux franchisés dans le financement de la création et de la reprise de leur franchise. Notre approche est celle d'un établissement financier exigeant : étude personnalisée de votre patrimoine, montage sur mesure, confidentialité totale et un interlocuteur dédié du premier échange jusqu'au déblocage des fonds. Nos clients viennent souvent nous voir après un refus bancaire, avec un projet parfaitement viable qu'aucun apport disponible ne venait soutenir, et repartent avec un financement adossé à leur patrimoine. Découvrez notre métier : courtier en crédit hypothécaire.
Questions fréquentes sur le financement d'une franchise
Comment financer une franchise ?
On combine généralement un apport personnel (20 à 40 %), un prêt bancaire professionnel et, parfois, un prêt d'honneur ou des aides Bpifrance. Lorsque l'apport manque ou que la banque refuse le projet, le crédit hypothécaire permet de financer tout ou partie de l'opération sur la valeur d'un bien que vous possédez.
Peut-on financer une franchise sans apport ?
Oui. En mobilisant la valeur d'un bien immobilier, le crédit hypothécaire peut constituer l'apport exigé par la banque, voire financer l'ensemble du projet. Voir notre page dédiée : financer une franchise sans apport.
Combien puis-je emprunter pour une franchise ?
Avec un crédit hypothécaire, de 100 000 € jusqu'à 70 % de la valeur de votre bien. Un bien estimé à 500 000 € permet ainsi de mobiliser jusqu'à 350 000 €.
Peut-on financer la reprise d'une franchise ?
Oui, c'est même l'un des usages les plus fréquents. La reprise implique des montants élevés que les banques financent difficilement, et le crédit hypothécaire s'appuie alors sur votre patrimoine. Détails sur financer la reprise d'une franchise.
Le crédit hypothécaire peut-il financer le droit d'entrée ?
Oui. Le droit d'entrée est un actif immatériel que les banques financent mal, et adossé à un bien, le crédit hypothécaire le prend en charge sans difficulté. Voir financer le droit d'entrée d'une franchise.
Quel apport faut-il pour ouvrir une franchise ?
En moyenne 25 à 30 % du coût total selon le réseau et le secteur. Si vous ne disposez pas de cette somme en liquidités mais possédez un bien immobilier, le crédit hypothécaire permet de la reconstituer.
Le crédit hypothécaire est-il risqué ?
Comme tout crédit garanti, il engage le bien mis en hypothèque, d'où l'importance d'un montage adapté à votre capacité de remboursement. C'est le rôle de PraxiFinance : calibrer le financement au regard de vos revenus et de votre patrimoine, afin que la mensualité reste soutenable dans la durée.


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