La revalorisation Agirc-Arrco de novembre 2026 doit être décidée mi-octobre par le conseil d'administration du régime, dans un contexte particulier : la retraite complémentaire du secteur privé n'a connu aucune hausse en 2025, une première depuis la fusion des régimes en 2019. Une revalorisation de l'ordre de 1,6 %, dans une fourchette estimée entre 1,2 % et 2 %, est envisagée cette année, sans certitude à ce stade. Voici ce qu'il faut savoir sur ce qui attend les 14 millions de retraités concernés, et comment transformer une pension jugée insuffisante en solution de financement concrète.
Un gel inédit en 2025
Depuis le 1er novembre 2025, la valeur de service du point Agirc-Arrco est restée figée à 1,4386 euro. C'est la première fois depuis la fusion des régimes Agirc et Arrco en 2019 que la retraite complémentaire du secteur privé n'a connu aucune revalorisation.
Pourquoi la valeur du point est restée figée
Ce gel s'explique par l'absence d'accord entre partenaires sociaux lors du conseil d'administration du 17 octobre 2025. Les organisations syndicales demandaient une hausse de 1 %, quand le patronat proposait 0,2 %. Aucun compromis n'a pu être trouvé dans les délais, et la valeur du point est restée inchangée pour toute l'année.
Les conséquences pour les 14 millions de retraités concernés
Environ 14 millions de retraités du secteur privé touchent une pension Agirc-Arrco. Pour beaucoup d'entre eux, notamment les retraités aux pensions les plus modestes, ce gel s'est traduit par une perte de pouvoir d'achat mécanique, l'inflation continuant de progresser pendant que le montant de leur retraite complémentaire restait identique.
Ce qui est prévu pour la revalorisation de novembre 2026
La décision attendue mi-octobre 2026
Le conseil d'administration de l'Agirc-Arrco doit à nouveau se prononcer mi-octobre 2026 sur une éventuelle revalorisation applicable au 1er novembre.
Une hausse envisagée entre 1,2 % et 2 %
Selon les prévisions d'inflation disponibles à l'approche de cette décision, une hausse de l'ordre de 1,6 % est évoquée, dans une fourchette estimée entre 1,2 % et 2 %. Ces chiffres restent des projections et non une décision arrêtée.
Aucune garantie de revalorisation automatique
Contrairement à la pension de base, revalorisée chaque année sur l'inflation de façon quasi automatique, la retraite complémentaire dépend d'un accord entre gestionnaires du régime. Le précédent de 2025 l'a démontré : sans consensus, la revalorisation peut ne pas avoir lieu, quelle que soit l'inflation constatée.
Comment se calcule votre pension Agirc-Arrco
Le principe : points accumulés multipliés par la valeur du point
La pension Agirc-Arrco se calcule en multipliant le nombre de points accumulés durant toute la carrière par la valeur de service du point en vigueur au moment du départ à la retraite, ou lors de chaque revalorisation pour les retraités déjà partis.
L'impact concret d'une revalorisation de 1,6 %
Une hausse de 1,6 % de la valeur du point se répercute directement, et dans les mêmes proportions, sur le montant versé chaque mois. Pour un retraité percevant 500 euros de pension complémentaire, cela représenterait environ 8 euros de plus par mois si la hausse de 1,6 % était confirmée, une somme qui reste loin d'absorber la hausse du coût de la vie.
Une pension en hausse, mais un pouvoir d'achat sous pression
Les charges qui pèsent sur les retraités propriétaires
Même avec une revalorisation confirmée en novembre, la hausse de la retraite complémentaire ne compense pas toujours l'ensemble des charges qui pèsent sur les retraités propriétaires de leur logement : taxe foncière, charges de copropriété, travaux d'entretien ou dépenses de santé non couvertes. Beaucoup possèdent un patrimoine immobilier conséquent sans disposer pour autant des revenus mensuels nécessaires pour l'exploiter.
Le prêt viager hypothécaire, transformer son bien en liquidités sans quitter son logement
C'est précisément la situation pour laquelle le prêt viager hypothécaire a été conçu. Contrairement à un crédit classique, il ne comporte aucune mensualité à rembourser de son vivant : le capital emprunté, augmenté des intérêts, n'est remboursé qu'au décès de l'emprunteur ou lors de la revente du bien, généralement par la succession. Il n'y a donc pas de condition de revenus à remplir, puisqu'il n'y a rien à rembourser chaque mois. Le propriétaire continue d'occuper son logement normalement, tout en percevant un capital ou un revenu complémentaire qui vient s'ajouter à sa pension Agirc-Arrco, quel que soit le sort de la revalorisation de novembre.
Pour un propriétaire qui dispose par ailleurs de revenus suffisants et préfère rembourser de son vivant plutôt que de laisser la dette à sa succession, le crédit hypothécaire classique reste une option : il permet d'emprunter jusqu'à 70 % de la valeur du bien, avec des frais de 8,5 % et un taux de 5,7 % en amortissable ou 6 % en in fine, sur une durée pouvant atteindre 25 ans. Le comparatif entre les deux solutions permet d'identifier laquelle correspond le mieux à sa situation personnelle.
Questions fréquentes
La revalorisation Agirc-Arrco 2026 est-elle déjà confirmée ?
Non. La décision revient au conseil d'administration de l'Agirc-Arrco, réuni à la mi-octobre 2026. Le taux annoncé dans cet article (entre 1,2 % et 2 %) est une projection basée sur l'inflation et les négociations partenaires sociaux, pas un chiffre officiel. La valeur définitive du point sera connue quelques jours avant son application au 1ᵉʳ novembre.
Pourquoi les pensions Agirc-Arrco ont-elles été gelées en 2025 ?
Le gel décidé pour 2025 visait à limiter le déficit du régime complémentaire, dans un contexte de négociations tendues entre partenaires sociaux sur l'équilibre financier du système. Cette pause, une première depuis plusieurs années, explique pourquoi la revalorisation de novembre 2026 est particulièrement scrutée par les retraités.
Comment savoir de combien va augmenter ma pension complémentaire ?
Le montant se calcule en multipliant votre nombre de points Agirc-Arrco par la nouvelle valeur du point. Une hausse de 1,5 %, par exemple, s'applique directement à la valeur du point (1,4386 € actuellement), donc à l'ensemble de votre pension complémentaire. Le montant exact figurera sur votre relevé ou votre espace personnel Agirc-Arrco dès l'entrée en vigueur.
La revalorisation suffit-elle à compenser l'inflation ?
Pas nécessairement. Même avec une hausse de 1,5 % à 2 %, beaucoup de retraités constatent que leurs charges fixes (énergie, santé, logement) progressent plus vite que leur pension, surtout après une année de gel. C'est cet écart qui pousse un nombre croissant de propriétaires retraités à chercher un complément de revenu sans alourdir leurs charges mensuelles.
Existe-t-il une solution pour arrondir ses fins de mois sans nouvelle mensualité ?
Oui. Pour un propriétaire retraité qui ne veut pas ajouter de charge mensuelle à son budget, le prêt viager hypothécaire permet de transformer une partie de la valeur de son bien en capital ou en rente, sans mensualité à rembourser et sans condition de revenus. Le remboursement n'intervient qu'au décès ou à la revente du logement.
Un retraité peut-il obtenir un crédit hypothécaire classique malgré une pension modeste ?
C'est possible, mais le crédit hypothécaire classique impose une mensualité et donc une condition de revenus suffisants pour la couvrir. Si la pension seule ne suffit pas à rassurer l'organisme prêteur, le prêt viager hypothécaire, qui ne dépend d'aucun revenu, est souvent l'option la plus accessible.


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