Acheter un fonds de commerce : étapes, financement et conseils 2026

Boris Intini
Directeur général de PraxiFinance
Mis à jour le
02 February 2026

Acheter un fonds de commerce est une décision stratégique qui peut transformer la trajectoire d’un entrepreneur. C’est à la fois une aventure humaine, une opération juridique et un choix financier qui engage pour plusieurs années. En 2026, alors que les banques se montrent plus sélectives et que l’accès au financement se complexifie, comprendre toutes les étapes et anticiper les coûts est devenu indispensable. PraxiFinance, spécialiste du crédit hypothécaire, vous apporte ici son expertise pour réussir l’acquisition d’un fonds de commerce. Acheter un fonds de commerce est une décision stratégique qui peut transformer la trajectoire d’un entrepreneur. C’est à la fois une aventure humaine, une opération juridique et un choix financier qui engage pour plusieurs années. En 2026, alors que les banques se montrent plus sélectives et que l’accès au financement se complexifie, comprendre toutes les étapes et anticiper les coûts est devenu indispensable. PraxiFinance, spécialiste du crédit hypothécaire, vous apporte ici son expertise pour réussir l’acquisition d’un fonds de commerce. Dans un contexte économique marqué par l’incertitude, les repreneurs doivent faire preuve de rigueur, de méthode et de vision à long terme. L’achat d’un fonds de commerce ne se limite pas à une simple transaction : il implique une analyse approfondie de l’activité, de sa rentabilité, de son potentiel de développement et des risques associés. Chaque décision prise en amont conditionne la réussite future du projet. C’est pourquoi il est essentiel de s’entourer de professionnels capables d’éclairer les choix, de sécuriser le montage juridique et de structurer le financement. Une préparation sérieuse permet non seulement de limiter les erreurs, mais aussi d’optimiser les conditions d’acquisition et de poser les bases d’une croissance durable.

Qu’est-ce qu’un fonds de commerce ?

En droit français, le fonds de commerce est défini par l’article L141-1 du Code de commerce comme un ensemble d’éléments corporels et incorporels permettant l’exploitation d’une activité. Concrètement, il comprend :

  • le matériel,
  • les marchandises,
  • la clientèle,
  • le droit au bail,
  • parfois des licences ou autorisations administratives.

Il n’inclut jamais les murs, qui restent la propriété du bailleur ou du vendeur si celui-ci détient également l’immeuble.

Cette distinction est essentielle pour comprendre la nature juridique du fonds de commerce. L’acheteur ne devient pas propriétaire des locaux, mais acquiert le droit d’y exercer une activité dans les conditions prévues par le bail. La valeur du fonds repose donc principalement sur sa capacité à générer du chiffre d’affaires, sur sa notoriété et sur la stabilité de son emplacement.

Chaque élément du fonds joue un rôle précis dans l’exploitation. Le matériel et les marchandises permettent la continuité de l’activité dès le premier jour, tandis que la clientèle constitue l’actif le plus précieux, car elle représente la source récurrente de revenus. Le droit au bail, quant à lui, garantit l’occupation des lieux à des conditions connues, ce qui sécurise l’activité à moyen et long terme.

Les éléments incorporels, comme le nom commercial, l’enseigne ou les autorisations administratives, peuvent considérablement influencer la valeur du fonds. Dans certains secteurs réglementés (restauration, débit de boisson, pharmacie, transport), ces autorisations sont indispensables à l’exploitation et constituent un facteur déterminant dans la décision d’achat.

Ainsi, le fonds de commerce doit être appréhendé comme un ensemble cohérent, dont chaque composante participe à la performance globale. Une analyse détaillée de ces éléments permet d’évaluer le potentiel réel de l’activité et d’anticiper les investissements nécessaires pour assurer sa pérennité.

Bon à savoir

Beaucoup d’acheteurs confondent fonds de commerce et droit au bail. Or, le fonds représente l’ensemble de l’activité et de ses actifs, tandis que le droit au bail n’est qu’un des éléments qui le composent.

Pourquoi acheter plutôt que créer ?

Acheter un fonds de commerce permet de bénéficier immédiatement :

  • d’une clientèle établie,
  • d’une notoriété,
  • d’un emplacement,
  • et de contrats en cours.

C’est un gain de temps et une sécurité commerciale. À l’inverse, créer son activité offre plus de liberté mais expose à une incertitude totale. Pour en savoir plus sur l'achat d'un fonds de commerce visitez la page dédiée de la BPI.

L’acquisition d’un fonds existant permet de s’appuyer sur une structure déjà en fonctionnement, avec des repères financiers clairs et un historique d’exploitation. Le repreneur peut analyser le chiffre d’affaires, la marge, la fréquentation et la saisonnalité avant de s’engager, ce qui réduit considérablement le risque par rapport à une création ex nihilo. Cette visibilité facilite également l’obtention d’un financement bancaire, car les établissements prêteurs privilégient les projets dont la rentabilité peut être démontrée par des données concrètes.

Acheter, c’est aussi bénéficier d’une organisation opérationnelle en place : fournisseurs référencés, process éprouvés, outils existants, parfois même une équipe déjà formée. Cela permet au nouvel exploitant de se concentrer rapidement sur le développement, l’optimisation et la modernisation de l’activité, plutôt que de consacrer ses premiers mois à bâtir une clientèle à partir de zéro.

Enfin, le fonds de commerce constitue un actif cessible. Sa valeur peut évoluer dans le temps en fonction de la gestion, de la notoriété et des résultats. Contrairement à une création, qui met parfois plusieurs années avant d’atteindre son seuil de rentabilité, l’achat offre une base immédiate pour construire une stratégie de croissance durable et sécurisée.

Comment évaluer un fonds de commerce ?

Plusieurs méthodes existent :

  • valorisation basée sur le chiffre d’affaires,
  • calcul sur l’excédent brut d’exploitation,
  • analyse de la valeur de la clientèle et du bail commercial.

Cette évaluation doit toujours être confirmée par un expert-comptable ou un notaire pour éviter une surévaluation.

Au-delà des chiffres, l’analyse doit intégrer des critères qualitatifs comme la localisation, la visibilité, la concurrence, la réputation et le potentiel de développement. Un fonds situé dans une zone dynamique ou en pleine mutation peut justifier une valorisation plus élevée qu’un commerce comparable implanté dans un secteur moins porteur. De même, un bail commercial avantageux, avec un loyer modéré et une durée résiduelle longue, renforce la sécurité du projet.

L’historique de gestion, la stabilité du chiffre d’affaires et la capacité du fonds à s’adapter aux évolutions du marché sont également déterminants. Une évaluation rigoureuse permet de sécuriser la négociation et de poser des bases financières solides pour la reprise.

Les étapes juridiques de l’acquisition

  1. Signature d’un compromis de vente : il engage les deux parties et fixe les conditions.
  2. Acte définitif : signé devant notaire, il officialise le transfert de propriété.
  3. Publication légale : l’acte est publié pour protéger les créanciers éventuels.
  4. Formalités fiscales : enregistrement auprès du service des impôts des entreprises (SIE).

Comme le souligne Boris Intini, Directeur général de PraxiFinance : « Acheter un fonds de commerce n’est pas seulement un acte commercial, c’est aussi une opération juridique qu’il faut sécuriser de bout en bout. »

Chaque étape répond à une obligation précise et vise à protéger à la fois l’acquéreur et le vendeur. Le respect strict des délais et des formalités est essentiel pour éviter toute contestation ultérieure. Un accompagnement juridique permet de vérifier la conformité des documents, d’anticiper les risques et de garantir la validité de la transaction. Cela assure une reprise sereine et juridiquement sécurisée.

Parole d’expert

« Acheter un fonds de commerce ne se résume pas à signer un acte. En 2025, le financement est plus sélectif et l’hypothèque reste souvent la clé pour concrétiser l’opération.» Zoé, PraxiFinance

Comment financer un fonds de commerce ?

1. Le crédit professionnel bancaire

Solution classique mais de plus en plus restrictive, exigeant souvent un apport personnel élevé.

2. Le crédit hypothécaire

En mettant en garantie une maison ou un appartement, il est possible d’obtenir rapidement des liquidités.

  • Frais totaux : 8,5 % du montant emprunté (banque, intermédiation, notaire, expertise).
  • Taux en septembre 2026 : 5,5 % par an.
  • Durée : jusqu’à 25 ans.
  • Pas d’assurance emprunteur, pas de limite d’âge.

Cette solution s’adresse particulièrement aux propriétaires disposant d’un patrimoine immobilier mais rencontrant des difficultés à accéder au crédit bancaire classique. Elle permet de transformer un actif immobilier en trésorerie mobilisable sans le vendre, tout en conservant l’usage du bien. Le crédit hypothécaire offre ainsi une flexibilité précieuse pour financer un projet professionnel, restructurer des dettes ou saisir une opportunité d’investissement, dans un cadre sécurisé et structuré.

Exemple standardisé :

Un entrepreneur nantais propriétaire d’un bien immobilier estimé à 500 000 € peut obtenir un crédit hypothécaire de 300 000 € (soit 60 % de la valeur du bien).

  • Mensualité sur 25 ans à 5,5 % : environ 1 850 € (hors assurance).
  • Frais liés au montage (8,5 %) : 25 500 €.
  • Ce financement permet de racheter un fonds de commerce sans immobiliser de trésorerie professionnelle.

Plus d’informations sur le rôle des banques qui financent ce type de prêt.

Erreur à éviter

Ne pensez pas uniquement au besoin immédiat de trésorerie : anticipez aussi la sortie de l’opération.

Quels sont les frais et impôts liés à l’achat ?

  • Droits d’enregistrement : 3 à 5 % du prix d’acquisition (barème impots.gouv).
  • Honoraires de notaire : selon barème réglementé.
  • Frais de greffe et de publicité légale.

Ces frais sont toujours à la charge de l’acquéreur et doivent être anticipés dès le début du projet.

Au-delà de ces coûts obligatoires, il est important d’intégrer les frais annexes liés à l’analyse et à la structuration du dossier : honoraires d’expert-comptable, audit juridique, étude de marché ou conseil en financement. Ces dépenses, bien que facultatives, renforcent la sécurité de l’opération et limitent les risques d’erreur.

Une bonne anticipation permet d’éviter les tensions de trésorerie après l’acquisition. En intégrant l’ensemble des frais dans le plan de financement, l’acquéreur s’assure de disposer de marges suffisantes pour le démarrage de l’activité et pour faire face aux imprévus. Cela contribue à poser des bases financières solides pour la réussite du projet.

Le saviez-vous ?

En 2024, plus de 28 000 fonds de commerce ont changé de mains en France, selon l’INSEE. La restauration, la boulangerie et les salons de coiffure représentent à eux seuls près de 40 % des transactions.

Exemple concret en 2026

Un restaurateur parisien rachète un fonds pour 250 000 €.

  • Droits d’enregistrement : 10 000 €.
  • Apport personnel : 50 000 €.
  • Financement du solde via un crédit hypothécaire garanti par son appartement de 600 000 €.

Cette solution lui a permis de préserver sa trésorerie professionnelle et de sécuriser l’opération.

Grâce à ce montage, il a pu consacrer ses liquidités au lancement de son activité : travaux, communication, recrutement et constitution de stocks. Le crédit hypothécaire lui a offert une capacité d’investissement immédiate sans fragiliser l’équilibre financier de son entreprise, tout en conservant son patrimoine immobilier.

Critère
Création d’une activité
Achat d’un fonds de commerce
Clientèle
À constituer progressivement
Déjà existante et fidélisée
Investissement initial
Moins élevé mais incertain
Plus élevé, lié à la valeur du fonds
Délai de démarrage
Long : prospection, communication, notoriété
Court : l’activité est immédiatement opérationnelle
Risques
Forte incertitude sur le chiffre d’affaires
Risque lié au passif et à la rentabilité réelle du fonds
Financement bancaire
Plus difficile sans historique
Plus accessible grâce aux résultats du fonds
Potentiel de croissance
Dépend entièrement du porteur de projet
Peut être optimisé à partir d’une base solide

Les erreurs à éviter

L’une des erreurs les plus graves est de négliger le bail commercial. Sa durée, son loyer et ses conditions de renouvellement sont déterminants pour la viabilité de l’affaire. Une autre erreur est d’acheter sans avoir analysé les dettes sociales et fiscales du vendeur, qui peuvent grever le fonds. Enfin, beaucoup d’acquéreurs surestiment la valeur de la clientèle ou se fient uniquement au chiffre d’affaires sans examiner la rentabilité réelle.

Acheter un fonds de commerce : guide complet 2026

Acheter un fonds de commerce en 2026 implique une cession de fonds encadrée par le Code civil qui fixe le prix de vente entre acheteur et cédant la signature de l'acte peut se faire sous seing privé ou par acte authentique devant notaire le vendeur doit informer les créanciers du vendeur et le cessionnaire des mentions obligatoires prévues par la loi macron le séquestre du prix protège les créanciers et le repreneur lors de la cession de fonds de commerce la promesse de vente ou l acte de cession doit préciser les éléments incorporels cédés l exploitation du fonds et les parts sociales concernées le financement repose souvent sur un prêt immobilier un crédit immobilier ou un emprunt avec nantissement ou garantie le contrat de vente de fonds doit intégrer les échéances les frais de notaire la publication dans un journal d annonces légales ainsi que les formalité auprès du tribunal de commerce et de l administration fiscale la mutation peut générer une plus-value imposable pour le propriétaire du fonds le commerçant exploitant ou débiteur peut recourir à la location gérance ou à un contrat locatif avant la vente de fonds de commerce en cas de nullité ou de litige le tribunal de commerce statue sur la validité du contrat l expiration des délais ou des suspens le seing du cédant et de l acheteur scelle l opération sécuriser la vente de fonds par un acte notarié reste essentiel pour protéger l activité commerciale la résidence principale et éviter toute contestation.

FAQ

Quels sont les frais pour acheter un fonds de commerce ?

Droits d’enregistrement (3 à 5 %), honoraires du notaire, frais de greffe, plus les éventuels frais de conseil.

Peut-on acheter un fonds sans apport ?

C’est difficile avec un prêt bancaire classique. Mais un crédit hypothécaire sans apport permet de compléter un financement en mettant en garantie un bien immobilier.

Quelle différence entre fonds de commerce et droit au bail ?

Le fonds de commerce inclut clientèle, matériel, droit au bail, licences. Le droit au bail est uniquement le droit d’occuper un local.

Faut-il passer devant notaire ?

Oui. L’acte définitif doit obligatoirement être signé et publié par un notaire.

Combien de temps prend une acquisition ?

En moyenne 3 à 4 mois entre le compromis et l’acte définitif, selon la réactivité des banques et la publicité légale.

Boris Intini est le Directeur Général de PraxiFinance. Régulièrement invité dans les médias pour partager son expertise sur la monétisation immobilière, il contribue à l’enrichissement du site par la rédaction d’articles dédiés aux eneux des propriétaires en recherches actives de liquidités.

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