Le Prêt Garanti par l’État (PGE) a été un bouclier temporaire pour des milliers d’entreprises pendant la pandémie. Mais pour beaucoup, il est aujourd’hui devenu une bombe à retardement. Les échéances impayées s’accumulent, la trésorerie se contracte, et le dirigeant finit convoqué au tribunal. Le redressement judiciaire s’ouvre alors comme une procédure de sauvegarde… ou comme le dernier avertissement avant la liquidation. Ce guide PraxiFinance détaille ce qui se passe concrètement lorsque le PGE conduit à un redressement, les conséquences pour le dirigeant et les solutions pour éviter le naufrage total grâce à la monétisation patrimoniale, notamment via des dispositifs tels que le financement urgent pour entrepreneurs en difficulté. Depuis 2023, les tribunaux constatent une explosion des procédures liées au non-remboursement des PGE. De nombreuses entreprises fragilisées par la hausse des coûts, les retards d’encaissement ou la volatilité du marché se retrouvent aujourd’hui avec une dette devenue impossible à absorber. Les dirigeants, souvent isolés et dépassés par la complexité administrative, découvrent trop tard les leviers existants pour éviter le basculement en procédure collective. D’où l’importance d’anticiper, d’analyser sa capacité réelle de remboursement et d’agir avant l’étouffement financier. À cela s’ajoute un phénomène encore peu discuté : la fatigue décisionnelle des dirigeants. Beaucoup ont accumulé des années de tension depuis 2020, jonglant entre aides temporaires, baisses d’activité, réorganisations internes et instabilité économique. Lorsque le PGE arrive à échéance, ils ne disposent plus de la lucidité nécessaire pour évaluer calmement leurs options. Cette usure psychologique explique pourquoi certains attendent trop longtemps avant d’agir, aggravant leur exposition au risque judiciaire. Une anticipation claire et un accompagnement adapté deviennent alors essentiels pour éviter la dérive vers la liquidation.
Comprendre le redressement judiciaire lié au PGE
Lorsqu’une entreprise ne peut plus faire face à ses dettes exigibles, elle doit se déclarer en cessation de paiement dans les 45 jours. Le tribunal de commerce ouvre alors une procédure de redressement judiciaire pour tenter de sauver l’activité. Le PGE, souvent à l’origine de la difficulté, devient alors une dette prioritaire. La banque créancière déclare sa créance, et l’administrateur judiciaire tente d’établir un plan d’apurement sur plusieurs années. Mais dans la majorité des cas, l’entreprise manque de trésorerie pour maintenir l’activité pendant cette période. C’est ici que les solutions de financement patrimonial comme la vente à réméré deviennent cruciales, à l’image du refinancement permettant d’alléger une pression bancaire immédiate. Beaucoup d’entreprises entrent en redressement non pas parce qu’elles sont structurellement déficitaires, mais parce que l’échéance du PGE arrive au moment où leur trésorerie est la plus fragile. Le tribunal observe alors une situation paradoxale : une société viable sur le plan opérationnel, mais étranglée par une dette court terme disproportionnée. Ce type de configuration rend le redressement particulièrement délicat, car même si l’activité est saine, la capacité de remboursement immédiate ne l’est pas. Les administrateurs judiciaires insistent souvent sur le rôle central d’un refinancement externe pour éviter l’échec du plan. Dans certains dossiers, les experts judiciaires soulignent que sans renfort de trésorerie, même un plan étalé sur dix ans serait voué à l’échec. Le PGE agit alors comme un poids mort : une dette contractée dans un contexte exceptionnel, mais exigible dans un marché redevenu beaucoup plus instable. C’est ce décalage temporel, entre la nature de la dette et la réalité économique actuelle, qui place tant d’entreprises en difficulté.
Le déroulé d’un redressement judiciaire après un PGE impayé
Une fois la procédure ouverte, l’entreprise entre dans une phase appelée période d’observation, durant laquelle un administrateur judiciaire évalue la viabilité du modèle économique. Il dresse un bilan économique et social, recense les dettes (dont le PGE) et tente de trouver des solutions. Pendant ce temps, les créances sont gelées, les poursuites suspendues, et les paiements non autorisés interdits. Mais l’entreprise doit continuer à payer les charges courantes, les salaires et la TVA. Sans liquidités, la survie devient impossible. C’est pourquoi il est vital de disposer d’un financement externe rapide, hors circuit bancaire : le réméré permet de dégager immédiatement des fonds pour financer la poursuite d’activité, à l’image d’un crédit hypothécaire dédié aux entreprises en tension. Cette période d’observation, souvent perçue comme un répit, se transforme vite en compte à rebours si aucune solution de financement n’est trouvée. Les dirigeants doivent produire un plan crédible, détaillé et soutenable, sous peine de voir la procédure requalifiée en liquidation. Les administrateurs judiciaires alertent fréquemment sur la nécessité d’apport de trésorerie fraîche pour rassurer les créanciers et démontrer la capacité réelle de rebond. Or, dans un contexte où les banques se retirent totalement, la mobilisation du patrimoine immobilier devient souvent la seule planche de salut. C’est aussi durant cette période que le dirigeant doit regagner la confiance de ses partenaires : salariés, fournisseurs, bailleurs et même clients. Un manque de trésorerie visible peut créer une panique silencieuse autour de l’entreprise, accélérant sa chute. À l’inverse, annoncer la mise en place d’un refinancement solide — même via un dispositif patrimonial — peut stabiliser l’environnement, rassurer les parties prenantes et donner le temps nécessaire à la mise en œuvre du plan de continuation.
Le risque majeur : le passage en liquidation judiciaire
Si, à l’issue de la période d’observation, le tribunal estime que le redressement est impossible, la procédure bascule en liquidation judiciaire. Toutes les dettes deviennent exigibles, le PGE inclus, et les actifs de l’entreprise sont vendus pour rembourser les créanciers. Le dirigeant peut alors être personnellement mis en cause si sa caution personnelle a été engagée. Cette situation peut être anticipée grâce à la monétisation patrimoniale : en vendant temporairement un bien en réméré avant la liquidation, il devient possible de solder le PGE, payer les charges prioritaires et maintenir l’activité, notamment lorsque l’on fait face à un refus bancaire pour refinancer la dette. Dans la pratique, la bascule en liquidation est souvent brutale. Les paiements sont stoppés, les contrats résiliés, les salariés licenciés, et le patrimoine personnel du dirigeant peut être immédiatement visé si une caution a été activée. Beaucoup de chefs d’entreprise ignorent qu’il est possible de prendre les devants en restructurant leur patrimoine avant que cette bascule ne survienne. Cela permet non seulement de protéger leurs biens personnels, mais aussi de préserver une partie de leur capacité à entreprendre après la procédure. En anticipant, le dirigeant peut également éviter d’être tenu responsable d’une aggravation de passif, accusation parfois soulevée lorsque le tribunal estime que le chef d’entreprise a laissé la situation se détériorer sans agir. Une restructuration patrimoniale stratégique renforce ainsi sa position juridique.
Le rôle du patrimoine personnel dans la procédure
Lors d’un redressement, le patrimoine personnel du dirigeant est souvent menacé, notamment s’il s’est porté caution. Les banques exigent fréquemment des garanties sur la résidence principale, des biens locatifs ou un immeuble professionnel. En cas de liquidation, ces biens peuvent être saisis pour rembourser le PGE. Pour éviter cette issue, il est possible de mobiliser le patrimoine avant la procédure via une vente à réméré, solution alternative au financement sans banque traditionnelle. Cette mobilisation anticipée permet également de renégocier avec les créanciers depuis une position de force : un dirigeant capable d’apporter des liquidités immédiates obtient bien plus facilement des délais ou des remises. À l’inverse, un dirigeant sans marge de manœuvre subit la procédure et perd progressivement le contrôle de son patrimoine. Le réméré offre donc un double avantage : fournir une trésorerie stratégique et préserver un actif clé grâce à un droit de rachat sécurisé.
Exemple concret : sauver une entreprise avant la liquidation
Sophie, dirigeante d’une PME dans le bâtiment, avait contracté un PGE de 350 000 € en 2020. En 2024, les retards de paiement clients et la hausse des coûts ont provoqué une cessation de paiement. Le tribunal a ouvert une procédure de redressement, mais la trésorerie ne permettait pas de tenir plus de deux mois. Grâce à une vente à réméré sur sa résidence secondaire, Sophie a dégagé 300 000 € en 20 jours. Elle a pu solder le PGE, financer la reprise d’activité et préserver son patrimoine. Un an plus tard, elle a racheté son bien, l’entreprise est redevenue bénéficiaire, et la liquidation a été évitée — une stratégie proche d’un financement alternatif pour entreprise en situation critique. L’histoire de Sophie n’est pas isolée. De nombreux dirigeants parviennent à sauver leur entreprise grâce à la mobilisation intelligente de leur patrimoine. Dans certains cas, la trésorerie dégagée sert également à restructurer l’entreprise, investir dans un outil de production plus performant, ou financer une transition stratégique. Ce type d’opération marque souvent un véritable tournant : l’entreprise cesse de subir la pression et redevient actrice de son développement.
Redressement judiciaire et maintien de l’activité
Contrairement à ce que pensent beaucoup de dirigeants, un redressement n’interdit pas de poursuivre l’activité. Mais pour cela, il faut un minimum de trésorerie. Les banques étant exclues du processus, il faut chercher ailleurs. Le réméré et le complément de prix permettent d’obtenir des liquidités sans alourdir le passif. La vente à réméré est un acte notarié sécurisé permettant de rembourser la dette tout en gardant le contrôle sur son bien et son entreprise. Une fois la procédure terminée, le dirigeant peut racheter le bien et repartir sur des bases saines, notamment dans une logique de financement d'entreprise sans banque. La poursuite d’activité nécessite souvent une restructuration rapide : réduction de charges, renégociation des contrats, recentrage sur les prestations les plus rentables. Mais sans argent, aucun plan n’est possible. Le réméré devient alors une arme stratégique permettant de financer la période critique tout en préservant les chances d’adoption d’un plan de continuation.
Le rôle de PraxiFinance dans l’accompagnement des dirigeants
PraxiFinance n’est pas une banque. C’est une société de monétisation patrimoniale qui intervient là où les circuits bancaires s’arrêtent. Lorsqu’un chef d’entreprise fait face à un redressement, l’objectif n’est pas de lui prêter de l’argent, mais de libérer le capital immobilisé dans ses biens pour lui permettre de respirer. L’approche est simple, rapide et encadrée par des notaires partenaires. Chaque dossier est étudié sous 48 heures. Les fonds peuvent être versés en trois semaines, sans justificatif de revenus ni condition de résultat — une bouffée d’oxygène comparable à un crédit entreprise en difficulté. PraxiFinance apporte également une expertise stratégique, aidant les dirigeants à structurer un plan crédible pour le tribunal et à anticiper les besoins financiers de la période d’observation. Cet accompagnement est souvent décisif pour éviter l’échec du redressement.
FAQ — PGE et redressement judiciaire
Le redressement judiciaire efface-t-il le PGE ?
Non, il suspend temporairement les dettes mais ne les annule pas. Le PGE reste dû à l’issue du plan.
Peut-on obtenir un financement pendant le redressement ?
Pas auprès des banques, mais des solutions patrimoniales existent comme la vente à réméré.
Le dirigeant reste-t-il caution après ouverture de la procédure ?
Oui, sauf si la dette est remboursée avant l’appel de la caution.
Peut-on utiliser un bien personnel pour financer le redressement ?
Oui, via une vente à réméré ou une vente avec complément de prix.
Combien de temps dure une procédure de redressement judiciaire ?
En moyenne entre 12 et 18 mois selon la complexité du dossier.
Quelles sont les conséquences si le redressement échoue ?
L’entreprise est placée en liquidation judiciaire et les biens peuvent être saisis.
Pour aller plus loin, découvrez comment la vente à réméré pour entreprise en difficulté peut offrir une seconde chance aux dirigeants en préservant leur activité et leur patrimoine.



