Solution pour une entreprise en difficulté​

Boris Intini
Directeur général de PraxiFinance
Mis à jour le
15 January 2026

Lorsqu’une entreprise commence à rencontrer des difficultés, la situation évolue rarement de façon brutale. Les premiers signaux sont souvent discrets : tension de trésorerie, décalages de paiement, perte de visibilité, fatigue du dirigeant. Puis, progressivement, les marges de manœuvre se réduisent, les partenaires se crispent et les solutions habituelles disparaissent. À ce stade, beaucoup de dirigeants se posent la même question : quelles sont les vraies solutions lorsqu’une entreprise est en difficulté ? La réponse est rarement simple, car elle dépend à la fois de la situation de l’entreprise, du calendrier, et surtout de la capacité du dirigeant à prendre des décisions lucides avant l’emballement. Cette page a un objectif clair : présenter les solutions réelles, celles qui fonctionnent dans la pratique, sans discours théorique, sans promesse bancaire irréaliste, et en intégrant les leviers patrimoniaux souvent décisifs.

Quand peut-on parler d’entreprise en difficulté ?

Une entreprise est considérée comme en difficulté dès lors qu’elle ne parvient plus à faire face sereinement à ses engagements, même si elle n’est pas encore en procédure collective. Cela peut se traduire par :

  • une trésorerie structurellement tendue,
  • des retards de paiement fournisseurs ou fiscaux,
  • une dépendance excessive à un ou deux clients,
  • ou une baisse durable d’activité.

Il est essentiel de comprendre que la difficulté n’est pas synonyme d’échec, mais d’un déséquilibre temporaire qui doit être traité rapidement.

Pourquoi les solutions classiques disparaissent en premier

Lorsque la difficulté apparaît, les premiers réflexes sont souvent bancaires : demande de découvert, prêt de trésorerie, renégociation. Pourtant, ce sont précisément les solutions les plus fragiles.

Les banques raisonnent en termes de risque et de prévisibilité. Une entreprise identifiée comme “en difficulté” sort très vite de leurs critères, même si elle dispose encore d’actifs, de clients et de savoir-faire.

Plus la difficulté est visible, moins la banque intervient.

L’erreur fréquente : attendre ou s’acharner

Beaucoup de dirigeants commettent deux erreurs majeures :

  • attendre que la situation s’améliore d’elle-même,
  • ou s’acharner à chercher un financement bancaire devenu inaccessible.

Ces deux comportements conduisent souvent à une dégradation rapide : pénalités, perte de crédibilité, puis procédures imposées.

La clé n’est pas de “tenir”, mais de changer de logique.

Les solutions juridiques : utiles mais limitées

Il existe des dispositifs juridiques pour accompagner les entreprises en difficulté : mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde, redressement. Ces outils sont précieux pour organiser les relations avec les créanciers, mais ils ne créent pas de trésorerie.

Ils permettent de geler, d’étaler, de négocier, mais rarement de financer un redémarrage.

Ils protègent, mais ne financent pas.

Le rôle central du dirigeant dans la solution

Dans la majorité des cas, la survie ou le rebond de l’entreprise dépend moins de la structure que du dirigeant lui-même.
Pourquoi ? Parce que c’est souvent lui qui détient encore un levier décisif : son patrimoine personnel, et notamment immobilier.

Ce point est souvent tabou, mais il est fondamental.

Pourquoi le patrimoine personnel devient le dernier levier

Quand l’entreprise est en difficulté, elle n’est plus finançable.
Quand le dirigeant est identifié à cette difficulté, le crédit bancaire personnel devient également inaccessible.

Pourtant, la valeur immobilière existe toujours.

Le problème n’est donc pas l’absence de richesse, mais l’impossibilité de la mobiliser par le crédit.

Le crédit hypothécaire : souvent inaccessible en cas de difficulté

En théorie, un dirigeant pourrait financer son entreprise via un crédit hypothécaire personnel et injecter les fonds en compte courant d’associé. En pratique, dès que l’entreprise est en difficulté avérée, les banques refusent également ce type de montage.

Le levier hypothécaire disparaît au même moment que le crédit professionnel.

La vente à réméré : une solution patrimoniale hors crédit

C’est dans ce contexte précis que la vente à réméré prend tout son sens.
Elle ne repose ni sur la situation de l’entreprise, ni sur les revenus du dirigeant, ni sur l’analyse bancaire.

Elle repose uniquement sur :

  • la valeur d’un bien immobilier,
  • et un cadre juridique strict.

La vente à réméré permet au dirigeant de mobiliser rapidement des liquidités, sans contracter de nouveau prêt, et sans aggraver l’endettement bancaire.

Comment la vente à réméré aide concrètement une entreprise en difficulté

Les liquidités obtenues peuvent servir à :

  • passer un cap de trésorerie critique,
  • financer un plan de relance,
  • honorer des engagements urgents,
  • ou restructurer l’activité.

Surtout, elle redonne du temps, qui est souvent l’élément le plus précieux dans une situation de crise.

Une solution de transition, pas une fuite en avant

La vente à réméré n’est ni une solution miracle, ni une fin en soi.
C’est un outil de transition, pensé pour :

  • stabiliser une situation,
  • éviter une liquidation précipitée,
  • et permettre au dirigeant de reprendre la main.

Elle est encadrée par le Code civil, réalisée devant notaire, et totalement transparente sur ses conditions.

Pourquoi cette solution est souvent mieux acceptée par l’environnement

Contrairement à des montages bancaires refusés ou à des prêts informels risqués, la vente à réméré est :

  • lisible juridiquement,
  • compréhensible pour les partenaires,
  • et compatible avec une stratégie de redressement.

Elle ne fragilise pas davantage l’entreprise ; elle sécurise le dirigeant.

À qui s’adresse réellement cette solution ?

La vente à réméré s’adresse aux dirigeants :

  • dont l’entreprise est en difficulté ou en tension forte,
  • exclus du crédit bancaire,
  • disposant d’un bien immobilier,
  • cherchant une solution temporaire et maîtrisée.

FAQ – Solution pour une entreprise en difficulté

Quand faut-il agir face aux difficultés ?
Dès les premières tensions de trésorerie durables.

Les banques financent-elles une entreprise en difficulté ?
Très rarement. Elles interviennent surtout avant ou après la crise.

Le dirigeant peut-il aider son entreprise sans crédit bancaire ?
Oui, en mobilisant son patrimoine via des solutions hors crédit.

La vente à réméré est-elle risquée ?
Elle est encadrée juridiquement et doit être structurée sérieusement, mais elle est souvent moins risquée qu’une inaction.

Peut-on rebondir après une difficulté ?
Oui, à condition de prendre les bonnes décisions au bon moment.

À retenir

Une entreprise en difficulté n’est pas condamnée. Mais les solutions bancaires disparaissent très tôt, et attendre aggrave presque toujours la situation. La clé consiste à identifier les leviers encore disponibles et à agir avant que les choix ne soient imposés.

Dans de nombreux cas, le patrimoine immobilier du dirigeant devient le dernier levier stratégique, et la vente à réméré constitue alors une solution légale, encadrée et crédible pour obtenir du temps, de la trésorerie et une chance réelle de rebond.

Boris Intini est le Directeur Général de PraxiFinance. Régulièrement invité dans les médias pour partager son expertise sur la monétisation immobilière, il contribue à l’enrichissement du site par la rédaction d’articles dédiés aux eneux des propriétaires en recherches actives de liquidités.

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