Lors d'un divorce, le partage du patrimoine immobilier entraîne souvent le versement d'une soulte à l'un des conjoints : c'est toute la question de la soulte en divorce. Pour celui qui souhaite conserver le logement, trouver rapidement les fonds peut être complexe, surtout à la retraite. Le prêt viager hypothécaire, encadré par le Code de la consommation, constitue une solution efficace : il libère de la trésorerie sans mensualités et sécurise la transmission future.
Soulte : définition et calcul en cas de divorce
La soulte est la compensation financière versée à l’ex-conjoint pour équilibrer le partage. Pour un bien détenu à parts égales, elle correspond à la moitié de la valeur nette du bien, c'est-à-dire sa valeur diminuée de l'éventuel capital restant dû d'un prêt immobilier. Les règles juridiques sont précisées dans le Code civil, article 815.
Exemple : maison estimée 400 000 €, détenue à parts égales, sans crédit en cours. Pour racheter la part de son ex-conjoint, le conjoint occupant doit verser 200 000 € de soulte.
Prêt pour soulte : pourquoi le prêt viager hypothécaire ?
Qui peut faire un prêt viager hypothécaire ?
À la retraite, il est difficile d’obtenir un crédit classique en raison de revenus modestes et de critères d’assurance stricts. Le prêt viager hypothécaire contourne ces obstacles : il n’exige ni revenus réguliers ni assurance emprunteur. Il est ouvert dès 60 ans, aux personnes qui résident en France, physiquement et fiscalement. À lire également : prêt viager hypothécaire, un prêt sans condition de revenus.
Pas de remboursement mensuel
La dette est différée : aucun effort de trésorerie n’est demandé chaque mois, contrairement à un crédit hypothécaire classique.
Maintien de la propriété
Le conjoint conserve le logement et reste pleinement propriétaire. La dette sera remboursée à la vente du bien ou au décès de l’emprunteur.
Sécurité juridique
La dette est plafonnée à la valeur du logement au jour du remboursement, conformément aux articles L315-1 et suivants du Code de la consommation.
Exemple chiffré
Appartement estimé 500 000 €, détenu par deux conjoints divorcés.
- Soulte à payer : 220 000 € ;
- Montant emprunté : 250 000 €, soit le plafond de 50 % ;
- Frais d’environ 9,5 %, honoraires PraxiFinance inclus : 23 750 € ;
- Montant net disponible : 226 250 €.
La soulte est réglée sans mensualité. Au décès ou à la vente, la dette est remboursée sur le prix du bien, et les héritiers conservent le solde éventuel.
Cas pratique
Françoise, 72 ans, vit à Nantes. Lors de son divorce, elle souhaite conserver la maison familiale estimée 400 000 €. Grâce au prêt viager hypothécaire, elle obtient 180 000 € nets, qu'elle complète avec son épargne pour payer la soulte due à son ex-mari. Elle garde son logement et reste propriétaire, tout en sécurisant son patrimoine pour ses enfants. À lire également : délai de réflexion offre de prêt.
Avantages et limites
- Préserver la propriété de son logement en cas de divorce ;
- Éviter la souscription d’un crédit amortissable difficile à obtenir à la retraite ;
- Ne pas être contraint de vendre un bien auquel on tient ;
- Anticiper toutefois les frais d’entrée et la capitalisation des intérêts, expliqués dans frais de notaire et coûts annexes d’un prêt viager hypothécaire.
Risques et vigilance
- Le montant emprunté ne peut dépasser 50 % de la valeur du bien : une soulte plus élevée ne peut pas être entièrement couverte ;
- Les intérêts augmentent avec le temps, réduisant la part finale transmise aux héritiers ;
- La situation doit être anticipée avec un notaire et un avocat spécialisé.
Pour une vue globale : risques d’un prêt viager hypothécaire.

Alternatives en cas de divorce
- La vente à réméré, vente avec faculté de rachat, adaptée à des besoins urgents.
- Le viager immobilier, qui transfère la propriété mais assure une rente.
- Le crédit hypothécaire amortissable, pour les emprunteurs qui disposent de revenus : il permet de mobiliser jusqu’à 70 % de la valeur du bien, avec un remboursement par mensualités étalé sur 25 ans au plus.
Payer une soulte en divorce avec un prêt viager hypothécaire
Lors d’un divorce, il est fréquent qu’un conjoint doive verser une soulte pour conserver un bien immobilier. Le prêt viager hypothécaire est un emprunt notarié, garanti par une hypothèque, qui permet de financer cette opération sans mensualités. L’établissement prêteur avance un capital de 15 % à 50 % de la valeur du bien selon l’âge de l’emprunteur, souvent sur une résidence principale. À lire également : prêt viager hypothécaire, aider ses enfants sans vendre son bien.
Le saviez-vous ?
Recourir à la monétisation immobilière, c’est valoriser son logement autrement et transformer une valeur patrimoniale immobile en ressources financières utiles.
FAQ : Soulte et prêt viager hypothécaire
Peut-on financer une soulte avec un prêt viager hypothécaire ?
Oui. Le capital débloqué peut être utilisé pour régler la soulte due à l’ex-conjoint lors d’un divorce.
Le conjoint conserve-t-il la propriété du bien ?
Oui. Le logement reste au nom du conjoint occupant, qui devient unique propriétaire.
Quels sont les frais à prévoir ?
Frais de notaire, expertise, dossier, intermédiation et inscription hypothécaire : environ 9,5 % du montant emprunté, honoraires PraxiFinance inclus.
Le prêt est-il limité en montant ?
Oui. Le montant emprunté va de 15 % à 50 % de la valeur du bien selon l'âge et la localisation, à partir de 100 000 €.
Que deviennent les héritiers ?
La dette est remboursée au décès, mais ne peut pas dépasser la valeur du bien. Les héritiers conservent le solde.









