Guide pratique

Financer une reprise d’entreprise sans apport

Reprendre une entreprise sans apport est possible sous conditions. Découvrez les solutions réelles pour financer une reprise malgré un refus bancaire.

Boris Intini
Directeur Général Associé de PraxiFinance
Mis à jour le
18 June 2026
Sommaire
Une question sur votre situation ?

Un conseiller PraxiFinance vous répond. Premier échange confidentiel.

Tester mon éligibilité01 85 09 70 40
4,5

/ 5

⭐ Avis Google

35 ans

d'expertise

+4 000 demandes

de financement reçues chaque mois

La reprise d’entreprise sans apport est souvent présentée comme impossible. Dans les faits, elle est surtout incompatible avec les critères bancaires classiques, qui exigent aujourd’hui presque systématiquement un apport personnel de 20 à 30 %, voire davantage.

Lorsque la banque habituelle refuse, le crédit hypothécaire permet à un propriétaire d’obtenir des liquidités en apportant son bien en garantie, jusqu’à 95 ans en fin de prêt.

Pourtant, de nombreux repreneurs disposent :

  • d’une expérience solide,
  • d’un projet crédible,
  • d’une entreprise cible rentable,
  • et parfois d’un patrimoine immobilier personnel, non exploité dans le montage bancaire.

Financer une reprise d’entreprise sans apport ne relève donc pas de l’utopie, mais d’une approche différente du financement, plus patrimoniale, plus structurée et souvent plus efficace.

Pourquoi les banques exigent-elles un apport pour une reprise ?

Les banques raisonnent selon une logique de risque standardisée :

  • dilution du risque du prêteur,
  • engagement financier personnel du repreneur,
  • couverture partielle en cas d’échec,
  • respect de ratios prudentiels stricts.

Même lorsque :

  • la cible est rentable,
  • le business plan est solide,
  • le repreneur est expérimenté,

l’absence d’apport personnel constitue un motif de refus fréquent.

Ce que les banques financent… et ce qu’elles ne financent pas

Généralement financé

  • une partie du prix d’acquisition,
  • le fonds de commerce,
  • certains investissements matériels.

Peu ou mal financé

  • la reprise sans apport,
  • le besoin en fonds de roulement post-reprise,
  • la trésorerie de sécurité,
  • les situations atypiques ou patrimoniales.

C’est précisément sur ces points que des solutions alternatives prennent tout leur sens.

Le crédit hypothécaire : levier central pour financer une reprise sans apport

Principe

Le crédit hypothécaire consiste à utiliser la valeur d’un bien immobilier :

  • détenu par le repreneur à titre personnel,
  • ou via une SCI à l’IS (jusqu’à 50 % de la valeur du bien ; une SCI à l’IR n’est pas éligible),

pour dégager une trésorerie permettant de :

  • constituer un apport indirect,
  • financer tout ou partie de la reprise,
  • couvrir le BFR post-acquisition.

Pourquoi le crédit hypothécaire change la donne

Contrairement à un crédit bancaire classique :

  • il repose d’abord sur la valeur du patrimoine, non sur le seul revenu,
  • il permet d’emprunter à partir de 100 000 €, jusqu’à 70 % de la valeur du bien,
  • il offre des durées longues (jusqu’à 25 ans en amortissable, 15 ans en in fine) et un taux fixe : 5,95 % en amortissable et 6,10 % en in fine pour un projet professionnel. Taux fixe hors assurance, selon profil, sous réserve d'acceptation du dossier par la banque. Destiné à une activité professionnelle, ce crédit relève du crédit professionnel et non des règles du crédit immobilier aux particuliers du Code de la consommation.

Il permet ainsi de recréer un apport sans mobiliser de liquidités existantes.

Cas typiques d’utilisation

  • reprise de PME ou TPE,
  • rachat de parts sociales,
  • transmission familiale,
  • rachat d’entreprise par un dirigeant salarié,
  • reprise avec montage holding.

Financer le BFR post-reprise : un point souvent négligé

Beaucoup de reprises échouent non pas sur le prix d’acquisition, mais sur le BFR post-reprise :

  • décalage clients,
  • charges immédiates,
  • trésorerie insuffisante.

Le crédit hypothécaire permet :

  • de sécuriser la trésorerie dès le départ,
  • d’éviter une asphyxie financière,
  • de reprendre l’entreprise dans de bonnes conditions.

Quand le crédit bancaire est refusé : la vente à réméré comme solution transitoire

Principe de la vente à réméré

La vente à réméré permet à un propriétaire :

  • de vendre un bien immobilier avec faculté de rachat,
  • d’obtenir rapidement des liquidités,
  • tout en conservant le droit de le racheter dans un délai fixé au contrat (5 ans au plus).

Il s’agit d’une opération patrimoniale encadrée juridiquement, réalisée chez notaire.

Dans quels cas l’utiliser pour une reprise ?

La vente à réméré est utilisée lorsque :

  • la reprise est urgente,
  • les banques refusent toute intervention,
  • la situation financière est temporairement dégradée,
  • le temps manque pour structurer un crédit classique.

Elle constitue une solution de transition, jamais une solution de long terme.

Exemple concret de reprise sans apport

Situation

  • repreneur expérimenté,
  • entreprise cible valorisée : 800 000 €,
  • aucun apport disponible,
  • bien immobilier personnel valorisé : 1 200 000 €.

Montage

  • crédit hypothécaire de 450 000 €,
  • apport indirect constitué,
  • complément bancaire accepté,
  • trésorerie post-reprise sécurisée.

Résultat : reprise finalisée sans apport personnel initial.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • attendre un refus bancaire définitif,
  • vendre un bien dans l’urgence,
  • sous-estimer le BFR post-reprise,
  • confondre solution rapide et solution durable.

FAQ : Financer une reprise d’entreprise sans apport

Est-il vraiment possible de reprendre une entreprise sans apport ?

Oui, sous conditions, notamment en présence d’un patrimoine immobilier.

Le crédit hypothécaire est-il compatible avec une reprise ?

Oui, c’est l’un des leviers les plus utilisés dans ce contexte.

La vente à réméré est-elle risquée ?

Elle doit être utilisée avec prudence, comme solution de transition : son coût (environ 8,5 % à la signature, puis une indemnité d’occupation de 10 à 12 % par an payée d’avance) impose de préparer le rachat dès le départ.

Peut-on financer le BFR avec ces solutions ?

Oui, c’est même souvent indispensable.

Ces montages sont-ils légaux ?

Oui, ils sont strictement encadrés juridiquement et notarialement.

Conclusion

Financer une reprise d’entreprise sans apport nécessite de sortir des schémas bancaires traditionnels.
Pour les repreneurs disposant d’un patrimoine immobilier, le crédit hypothécaire constitue aujourd’hui la solution la plus structurante et la plus crédible.

Lorsque l’urgence impose d’agir vite, la vente à réméré peut permettre de franchir un cap temporaire, à condition d’être parfaitement encadrée.

La clé n’est pas l’absence d’apport, mais la capacité à structurer intelligemment le financement.

PraxiFinance en couverture du Point
Le Point
Contenu partenaire
« PraxiFinance, une maison familiale qui accompagne les propriétaires depuis 1990 »
Portrait de PraxiFinance publié le 22 décembre 2025 dans l’espace partenaires du Point (Le Point Services).
Lire le portrait
Étude gratuite et confidentielle

Reprendre une entreprise sans apport grâce à votre bien immobilier ?

Un conseiller PraxiFinance étudie votre situation et vous présente les solutions adaptées à votre patrimoine.

Faire ma simulationAppeler le 01 85 09 70 40
Échange confidentiel, sans engagement
Article rédigé par
Boris Intini
Directeur Général Associé de PraxiFinance

Boris Intini est directeur général associé de PraxiFinance, courtier spécialiste du crédit hypothécaire depuis 1990. Régulièrement invité dans les médias sur le crédit hypothécaire, la vente à réméré et le prêt viager hypothécaire, il rédige les articles du site consacrés au financement des propriétaires.

Publié le
14 January 2026
Notre spécialité

Le crédit hypothécaire depuis 1990

Empruntez jusqu'à 70 % de la valeur de votre bien immobilier sans le vendre, à partir de 300 000 € de valeur de bien.

Accès au formulaire  →
En 2 min
Sans engagement