Aide pour personne en difficulté financière​

Boris Intini
Directeur général de PraxiFinance
Mis à jour le
15 January 2026

La difficulté financière est rarement un événement brutal. Elle s’installe souvent progressivement : un revenu qui baisse, une charge qui augmente, un imprévu qui s’accumule, puis une tension durable sur le budget. À ce stade, beaucoup de personnes cherchent une aide financière, sans toujours savoir vers qui se tourner, ni quelles solutions sont réellement adaptées à leur situation. Il est essentiel de poser un cadre clair dès le départ : toutes les aides ne se valent pas, et certaines solutions, mal utilisées, peuvent aggraver une situation déjà fragile. L’objectif de cette page est d’expliquer, de façon simple et rigoureuse, quelles aides existent réellement, leurs limites, et dans quels cas un propriétaire peut envisager une solution patrimoniale encadrée, comme la vente avec faculté de rachat, lorsque le besoin financier reste raisonnable.

Quand parle-t-on de difficulté financière ?

Une personne est en difficulté financière lorsqu’elle ne parvient plus à faire face sereinement à ses charges courantes ou exceptionnelles, sans nécessairement être en situation de surendettement officiel. Cela peut concerner :

  • des retards de paiement,
  • une accumulation de crédits,
  • une baisse de revenus,
  • une situation personnelle ou professionnelle instable,
  • ou un événement de vie imprévu.

Il est important de comprendre que la difficulté financière n’est pas un échec personnel, mais une situation économique qui appelle des décisions adaptées.

Les premières aides recherchées : une réponse souvent partielle

Lorsqu’une personne traverse une difficulté financière, les premiers réflexes sont généralement les aides dites “classiques” :

  • aides sociales,
  • reports ou étalements,
  • dispositifs d’accompagnement,
  • ou solutions bancaires.

Ces aides sont utiles, mais elles présentent souvent des limites importantes, notamment lorsqu’un besoin de trésorerie immédiat apparaît.

Les aides sociales : utiles mais insuffisantes

Les aides sociales ont vocation à soutenir les situations les plus précaires. Elles permettent :

  • de soulager certaines charges,
  • de maintenir un minimum de stabilité,
  • mais rarement de résoudre un besoin financier important.

Elles ne permettent pas, par exemple :

  • de rembourser des dettes urgentes,
  • de faire face à un contentieux,
  • ou de financer une transition nécessaire.

Les solutions bancaires : rapidement inaccessibles

Face à une difficulté financière, beaucoup de personnes se tournent vers leur banque. Or, c’est souvent à ce moment-là que les banques se montrent les plus prudentes. Dès qu’une situation est perçue comme fragile :

  • les crédits sont refusés,
  • les découverts sont réduits,
  • les solutions deviennent limitées.

Le crédit bancaire n’est pas une aide adaptée à une situation déjà dégradée.

Le risque des mauvaises solutions

Lorsqu’aucune aide classique ne fonctionne, certaines personnes se tournent vers des solutions dangereuses :

  • crédits non adaptés,
  • prêts informels,
  • montages juridiques fragiles,
  • ou décisions précipitées.

Ces solutions peuvent apporter un soulagement temporaire, mais créent souvent un problème plus grave à moyen terme.

Le cas particulier des propriétaires

La situation est différente pour une personne propriétaire de son logement. Être propriétaire ne signifie pas être à l’abri des difficultés financières, mais cela signifie disposer d’un levier spécifique : le patrimoine immobilier.

Ce levier doit cependant être utilisé avec beaucoup de prudence.

Pourquoi le crédit n’est pas toujours la bonne réponse pour un propriétaire

Même propriétaire, une personne en difficulté financière n’est pas forcément éligible à un crédit hypothécaire. Les raisons sont connues :

  • revenus instables,
  • incidents bancaires,
  • âge,
  • situation professionnelle.

Forcer une solution de crédit dans ce contexte peut être risqué.

Quand le besoin reste maîtrisé : une condition essentielle

Avant d’envisager toute solution patrimoniale, un point est fondamental : le montant du besoin financier.
Lorsqu’un besoin ne dépasse pas environ 50 % de la valeur du bien immobilier, des solutions encadrées peuvent être envisagées sans mettre en péril le patrimoine.

Au-delà, le risque devient structurel.

La vente avec faculté de rachat : une solution encadrée pour certains propriétaires

La vente avec faculté de rachat, aussi appelée vente à réméré, est une opération juridique prévue par le Code civil. Elle permet à un propriétaire :

  • de vendre temporairement son bien,
  • d’obtenir immédiatement des liquidités,
  • tout en conservant un droit prioritaire pour le racheter ultérieurement.

Il ne s’agit ni d’un prêt, ni d’un crédit, mais d’une vente réelle, encadrée par un acte notarié.

Pourquoi cette solution peut constituer une aide réelle

Dans une situation de difficulté financière maîtrisée, la vente à réméré permet :

  • de régler des dettes urgentes,
  • de stopper une spirale négative,
  • de retrouver une stabilité financière,
  • sans s’endetter davantage.

Elle est particulièrement pertinente lorsque :

  • la personne est propriétaire,
  • le besoin est limité,
  • la situation est temporaire.

Une solution sérieuse, pas une solution de dernier recours aveugle

Contrairement à certaines idées reçues, la vente à réméré n’est pas une solution extrême utilisée en dernier désespoir. Lorsqu’elle est bien structurée :

  • elle est anticipée,
  • elle est proportionnée,
  • elle s’inscrit dans une stratégie globale de redressement personnel.

Les garanties de sérieux et de sécurité

La vente à réméré est :

  • encadrée par la loi,
  • réalisée devant notaire,
  • assortie de conditions claires dès le départ,
  • limitée dans le temps.

Le propriétaire sait exactement :

  • combien il perçoit,
  • dans quelles conditions il pourra récupérer son bien,
  • et quelles sont ses obligations.

Ce que la vente à réméré n’est pas

Il est important d’être très clair.
La vente à réméré n’est pas :

  • une aide sociale,
  • une solution universelle,
  • une réponse à un surendettement massif,
  • ni une solution adaptée à tous les profils.

Elle doit être utilisée avec discernement, dans un cadre strict.

À qui s’adresse réellement cette aide ?

Cette solution s’adresse aux personnes :

  • propriétaires de leur logement,
  • confrontées à une difficulté financière temporaire,
  • exclues du crédit bancaire,
  • dont le besoin financier reste raisonnable au regard de la valeur du bien.

FAQ – Aide pour personne en difficulté financière

Quelles aides existent en cas de difficulté financière ?
Aides sociales, accompagnement, solutions juridiques, et solutions patrimoniales pour les propriétaires.

Le crédit est-il une solution en difficulté financière ?
Rarement. Il est souvent refusé ou inadapté.

La vente à réméré est-elle risquée ?
Elle doit être encadrée et proportionnée. Bien structurée, elle peut sécuriser une situation.

Faut-il être propriétaire pour en bénéficier ?
Oui. C’est une solution exclusivement patrimoniale.

Quel montant peut-on envisager ?
En pratique, lorsque le besoin ne dépasse pas environ 50 % de la valeur du bien.

À retenir

Être en difficulté financière ne signifie pas être sans solution. Mais toutes les aides ne sont pas adaptées à toutes les situations. Pour les propriétaires confrontés à une difficulté temporaire et maîtrisée, la vente avec faculté de rachat peut constituer une aide sérieuse, légale et encadrée, permettant de retrouver de la stabilité sans aggraver la situation.

La clé n’est pas de chercher une solution rapide à tout prix, mais une solution proportionnée, sécurisée et comprise.

Boris Intini est le Directeur Général de PraxiFinance. Régulièrement invité dans les médias pour partager son expertise sur la monétisation immobilière, il contribue à l’enrichissement du site par la rédaction d’articles dédiés aux eneux des propriétaires en recherches actives de liquidités.

Accès au formulaire